Il y a un an, je devenais maman

Ça fait aujourd’hui un an que j’ai la chance de me faire appeler maman et quelques mois de plus que toute cette belle aventure est commencée. Une aventure pas toujours facile mais la plupart du temps magique et extraordinaire. Celle qui me fait me sentir vivante, confiante et en parfait harmonie avec moi-même. Celle qui me rappelle que la vie n’est pas parfaite mais que ça vaut dont la peine. Celle qui me fait vivre toutes sortes d’émotions, qui me fait redécouvrir les choses sous un nouvel angle, qui rend chaque aspect du quotidien plus grandiose. Devenir maman n’a pas changé l’essentiel de qui j’étais. Je pense toutefois que je réussi continuellement à devenir une meilleure personne en découvrant des aspects de moi-même que je ne connaissais pas auparavant. Je souhaite aussi être la meilleure personne possible pour lui, pour le guider et lui transmettre mes valeurs. Voir la vie au travers les yeux de mon fils me fait apprécier chaque chose, chaque instant, chaque petit bonheur que la vie nous apporte. Le voir grandir, découvrir, apprendre et s’épanouir me rend dont émue et dont fière.

Il y a un an, je faisais la plus belle rencontre de ma vie mais je vivais aussi les émotions les plus intenses de mon existence. À la fois de la joie d’avoir mis au monde mon premier enfant, mon petit miracle tant attendu, à la fois la peur la plus profonde de le perdre aussitôt. Suite aux événements entourant sa naissance, j’ai compris. J’ai compris que plus jamais je n’aurais l’esprit tranquille en pensant à la santé et au bien-être de mon enfant. À quel point ça fait mal d’aimer à ce point-là. J’aurais souhaité qu’il demeure dans mon ventre, pour éviter de devoir rentrer à la maison la coquille vide et dans le néant de ce qui nous attendais. Je me suis sentie coupable. C’était égoïste de ma part de mettre au monde ce petit être sans défense qui n’a rien demandé et qui, même pas encore arrivé sur terre, doit déjà se battre. J’aurais voulu lui offrir un cocon de douceur et que son arrivée parmi nous soit douce et belle. Le seul moyen de me consoler a été de me dire qu’il ne manquerait jamais d’amour. Que ce serait le bébé le plus aimé par ses parents de tous les bébés du monde. Je sais, on se dit toutes ça mais j’avais besoin de m’accrocher à quelque chose de fort pour passer au travers mes inquiétudes et quoi de plus fort que l’amour d’une maman pour son bébé?

Un an plus tard, je suis tout de même nostalgique de ses premières semaines passées en famille, à l’hôpital. Je suis émue de réaliser que ça fait 12 mois. Nous avons de la chance, tout s’est bien terminé alors ça rend évidemment le tout plus doux dans mes souvenirs. Alexis est en pleine forme. Ce n’est pas tous les parents qui ont cette chance et chaque jour j’y pense.

Tout ça, tout ce qui s’est passé à partir du moment où j’ai su qu’un petit bout d’humain avait choisi mon ventre pour grandir, ça fait partie de notre belle histoire ensemble. 12 mois d’amour inconditionnel, de câlins, de cocooning, de rires, de pleurs, de microbes (dieu sait que nous n’avons pas été épargnés!), de découvertes, d’apprentissage et de pur bonheur. Un hiver tout doux juste nous deux à la maison, un printemps de premières découvertes, un été rempli d’activités puis un début d’automne d’adaptation, avec le travail et la garderie. Je trouve ça tout simplement merveilleux de découvrir sa petite personnalité bien à lui au travers ces différentes étapes. Tous les moments qui marquent sa première année parmi nous, tout ce qu’il apprend, accomplis et l’émerveille d’un jour à l’autre, tout ça, ça restera évidemment gravé dans ma mémoire à tout jamais.

Aujourd’hui, mon fils a un an et je suis la plus heureuse et reconnaissante des mamans.

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La fameuse charge mentale

On m’a déjà dit que ça ne paraissait pas au travers mes réseaux sociaux mais oui, moi aussi, je me sens parfois dépassée. Dépassée par la vie qui va trop vite, les tâches qui s’accumulent, les nuits trop courtes, les choses que j’aurais voulu réussir à faire mais que je n’ai pas faites, le ménage qui ne dure jamais, les repas, les lunchs, le bain, les rendez-vous, les crises de larmes, les microbes qui ne nous lâchent pas, les commissions, le trafic, le chien qui fait pipi sur le tapis, qui vomi quand je suis déjà en retard le matin, les fins de semaines qui servent à nettoyer, faire l’épicerie, le lavage et à planifier de nouveau la semaine qui commence, pour être capable de s’en sortir, avoir des lunchs et des vêtements propres. Dépassée par la routine qui laisse peu de place à autre chose de plus spontané. Par mon fils qui refuse que je le dépose par terre quand je voudrais juste réussir à faire à manger. Ça l’air vraiment déprimant dit comme ça mais tout ça, ça me roule constamment dans la tête. Ma tête est toujours pleine de choses « à faire », « à penser », « à ne pas oublier », « à gérer ». Parce que je pense toujours à la prochaine chose sur ma liste. À ce que j’aurais voulu avoir le temps de faire, à ce que je dois prévoir en plus de ce que j’aurais aimé faire pour moi (yoga, marcher, écrire, lire). Pis ça me décourage. Parce que si je ne planifie pas, j’oublie constamment des choses. Pis ça me stress encore plus, parce qu’on me le reproche et parce que je perds en quelque sorte le contrôle.

Je sais que c’est quelque chose sur laquelle je dois énormément travailler. Être dans le moment présent, en profiter. Lâcher-prise, surtout. En profiter parce que ça passe vite. Parce que je suis en santé, ma famille aussi et que la vie est un privilège. Parce que mon fils ne restera pas petit encore bien longtemps pis que je vais m’ennuyer de mon bébé. Arrêter de regarder en arrière avec nostalgie et profiter de l’instant présent avec bonheur. Je l’aime ma vie, je l’ai choisie et je ne l’échangerais pour rien au monde. La majorité du temps, j’y arrive. Mais je dois y arriver plus souvent. Je dois être capable de prendre du temps pour moi même si la maison est en bordel. Je dois être capable de profiter de nos moments en famille sans avoir la tête pleine. Je dois être capable de surmonter mon état de fatigue sans constamment me rappeler à quel point je voudrais dormir. Je dois être capable d’arrêter de me comparer avec les autres mamans d’internet. Parce qu’on a ben beau le savoir ce qu’on doit faire, c’est pas toujours facile d’avoir le contrôle sur notre mental.

Cette année, parce que la rentrée est pas mal plus signe de renouveau pour moi que le fameux 1e janvier, j’en fais mon défi personnel. Être capable de surmonter cette fameuse charge mentale. À mettre plus souvent sur papier tout ce qui me stress, pour pouvoir me les enlever de la tête. Faire ce que je suis capable de faire et ce que j’ai envie de faire, sans me mettre de pression. L’automne, c’est le parfait moment pour ça en plus, parce que tout est réconfortant. Le temps frais rend pour moi les choses plus douces, plus lentes. En y allant une chose à la fois, je sais que je peux y arriver.

Ça vous arrive de vous sentir dépassée?
Que faites-vous pour y remédier?
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Le désir de plaire

Par Katrine Delorme

De façon générale, je crois qu’on essaie tous de plaire. On s’adapte aux situations, aux gens, on apprend à les connaitre, on respecte les standards, on « gage » ce qui est acceptable pis on fait de notre mieux pour nager dans cet amalgame d’analyses. On va se le dire, c’est pas toujours facile. On peut facilement se perdre à travers tout cela.

Mais comme ils disent, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Pis c’est fatiguant vouloir plaire à tout le monde.

Parce que ce n’est pas vrai. On ne peut pas toujours être sur notre 31. Des fois on est sur notre 28 et ça arrive même qu’on soit sur notre 19. Pis c’est correct.

La vie c’est aussi vivre avec nos faux pas. Parce que des fois on se trompe, on fait des erreurs, on parle trop vite, on déçoit, on est pas à notre meilleur. Mais on ne pourrait jamais être à notre meilleur si ce n’était de ces moins beaux moments. Ça démontre que nous sommes humains. Surtout que la perfection n’existe pas. Et que même si on a des moments moins victorieux, on reste une bonne personne. Avec nos qualités et nos défauts, mais avec un bon fond. Pis c’est ça le plus important. Avoir un bon fond. J’ai tendance à penser que pas mal tout le monde à un bon fond. On pourrait débattre longtemps là-dessus. Je sais. Parfois, pour certaines personnes, il se transforme, se déchaîne, les paralyse. Mais les quitte-t-ils vraiment?

N’est-ce pas en admettant nos erreurs, en repentant, en acceptant de s’excuser, de changer que l’on devient la meilleure version de nous-mêmes?

Et qu’en est-il de nous plaire à nous-mêmes? Cela passe-t-il automatiquement par l’approbation des autres? Ou est-ce notre propre décision? Ou peut-être est-ce les deux? Je ne sais pas. Et vous?

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Souhaits d’anniversaire

Par Katrine Delorme

Dernièrement, Cindy a soufflé 25 bougies. D’ici quelques jours, ce sera mon tour. À mon tour de laisser dernière moi une autre année remplie de moins belles expériences, mais surtout de moments formidables.

Dans mon cercle d’amis, avant, un anniversaire c’était l’occasion de fêter, de boire – de boire trop – et de danser. Maintenant, c’est bien différent. Ça sert davantage à réfléchir sur l’avenir, à revisiter nos accomplissements, nos fiertés et surtout à prévoir la prochaine année. Prévoir dans le sens de s’améliorer, de se donner des objectifs, des buts à atteindre autant au niveau personnel que professionnel. Juste s’améliorer en tant qu’humain. Parce qu’on est pas parfaits.

On est tous moins patients, moins respectueux et j’oserais même dire hypocrites à nos heures. Même si on devrait pas dire ça parce que c’est pas beau d’admettre ces choses-là. Mais c’est honnête. On est humain. L’important, c’est d’en prendre conscience et essayer d’être la meilleure version de soi le plus souvent possible. Ça fait « phrase quétaine à deux cennes », mais maudit que c’est vrai pareil.

Mon souhait pour mes 29 ans, croire en mes opinions. Les trouver belles. Les trouver bonnes et arrêter de les remettre en question. Surtout, reconnaître que je suis assez. Que ce que je suis c’est suffisant. Continuer de donner dans la mesure de ce que je suis capable de faire, sans remords ni culpabilité lorsque cela ne convient pas. Moins critiquer ce que me reflète le miroir. Continuer d’être fière même lorsque je me sens critiquée. Accepter les choses, les gens comme ils sont. Arrêter d’en vouloir plus. Bref.

Ce sont, j’ai l’impression, les souhaits d’une vie. Ça va demander du travail. Un travail émotionnel que nous ne nous permettons pas toujours de faire dans la foulée des évènements de la vie. De la rapidité de la vie.

Déconstruire ces paradigmes, défaire nos propres mauvais plis, c’est long. Mais c’est beau. Pas mal beau.

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25 commandements pour mes 25 ans

Lundi, je soufflerai 25 bougies. Déjà. Chaque année, j’aime faire une rétrospective de tout ce que j’ai eu la chance de vivre et de réaliser mais aussi de choses que je souhaite mettre en application ou accomplir éventuellement. Cette fois, j’ai eu envie de procéder un peu différemment. Vous le savez, j’adore la lecture. Dans les derniers mois, j’ai lu plusieurs ouvrages ou romans qui m’ont marqués et qui m’ont rendu meilleure, en quelque sorte. Aujourd’hui, je me fais le cadeau de mettre sur papier 25 phrases qui me font du bien ou qui me ramène à l’ordre au quotidien. Des phrases et des citations que j’ai surlignées dans différents romans, recueils ou sur internet. Des phrases que des personnes de mon entourage m’ont dites. Des phrases qui m’interpellent particulièrement et qui me rassurent. Une liste de commandements, en quelque sorte. Cette liste, je me promets de venir la lire de temps en temps. Je l’aurai désormais toujours sous la main pour me rappeler comment je souhaite agir.

1. Je ne peux empêcher les événements qui surviennent mais je peux contrôler ma façon d’y réagir.
2. J’ai déjà traverser plusieurs épreuves, je ne vois pas pourquoi ce serait différent cette fois-ci.
3. Ça va bien aller. Même si j’en ai pas l’impression dans le moment, ça va passer.
4. Je laisse la vie suivre son cours. Je me réjouis de ce qu’elle m’apporte.
5. Je m’apporte à moi-même ce que j’apporte aux autres.
6. J’écoute et j’accueille mes ressentis, puis j’en tiens vraiment compte.
7. Je choisis ce que je crois, ce que je dis et ce que je fais.
8. J’essaie de trouver un juste milieu entre la gentillesse, ou la bonté qui font partie de moi, et une trop grande serviabilité qui me fragilise ou m’épuise.
9. L’amour peut venir de n’importe quelle forme de rapport authentique.
10. Je choisis de marcher avec les personnes qui me font avancer.
11. Je regarde la vie au-delà des imperfections.
12. Je me permets de ressentir toutes mes émotions en tendant vers la résilience et l’optimiste.
13. J’essaie d’aller vers le détachement, la non-possession de biens, le contentement et l’absence de convoitise.
14. Je repère mes craintes, et quand elles surviennent, je les observe, tout simplement.
15. J’écoute mes intuitions et leur fait confiance.
16. J’accorde de la valeur à ce que je souhaite réellement et je pose des gestes concrets qui vont en ce sens.
17. Plus je m’accepte comme je suis, plus j’accepte les autres comme ils sont, différents de moi.
18. Je laisse la joie s’épanouir en moi et autour de moi; je retrouve l’enfant que j’ai été, je prends soin de lui et lui fait confiance.
19. Je me connecte à moi-même régulièrement pour digérer mes émotions.
20. Je respecte mon besoin de solitude; je m’accorde du temps, rien que pour moi, même pour ne rien faire.
21. Je me crée une bulle de protection énergétique remplie d’amour pour éviter de me laisser affecter par tout jugement ou critique négative. De mon côté, j’essaie également de ne plus juger.
22. Je me détache et je lâche prise. J’évite de me mettre de la pression.
23. Je partage mes ressentis et fait preuve d’ouverture, d’écoute et de tact.
24. J’apprécie le positif chez les autres.
25. Je n’attends pas. Le moment ne sera jamais parfait.
Et vous, quels sont les phrases qui
vous guident et vous inspirent?
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L’envers des réseaux sociaux

Par Katrine Delorme

Il semble y avoir une tendance actuellement à condamner les réseaux sociaux. À leur en vouloir. À les accuser. Parce qu’ils nous montrent du beau. Du trop beau. Parce qu’ils nous amènent à vouloir exposer les meilleurs moments de notre vie. Parce qu’ils nous mettent de la pression. Parce qu’ils nous incitent à nous comparer aux autres.

Toutefois, lorsqu’on s’arrête pour y réfléchir, est-ce vraiment la faute d’Instagram?

Devrions-nous plutôt nous regarder nous-mêmes? Nous demander pourquoi nous nous mettons cette pression? Pourquoi nous nous comparons à des inconnus? Est-ce trop difficile à assumer , qu’au fond, ce mal être parfois ressenti « à cause » des réseaux sociaux vient de nous?

Nous n’avons pas le contrôle sur ce que les gens publient, certes. Nous avons toutefois le choix de décider ce que nous souhaitons voir sur nos réseaux sociaux et par le fait même sur les gens que nous « suivons ». S’il y a des comptes qui nous font sentir mal, nous avons la possibilité de ne plus les suivre au quotidien. Parce que c’est notre « feed » dans notre téléphone.

Nous avons surtout la responsabilité envers nous-mêmes de nous questionner afin de comprendre pourquoi nous réagissons de cette manière face à « x » type de photos. Cela nous renvoie probablement à nos insécurités, à nos insatisfactions face à nous-mêmes. Alors à nous de travailler sur celles-ci, de façon saine, équilibrée et en nous donnant du temps. C’est un travail à long terme qui nous aidera certainement à nous sentir mieux dans notre peau.

Dédramatisons le fait que nous aimons publier de belles photos. Peut-être prenons-nous cela trop au sérieux? Parce qu’au fond, qu’y a-t-il de mal là-dedans? Avant, nous ne mettions pas de « pas belles photos » dans nos albums pour les regarder en famille plus tard. Alors, pourquoi aujourd’hui cette tendance à s’irriter du fait que des personnalités publiques ou des influenceurs publient « seulement » de belles photos sur leur compte Instagram? N’est-ce pas cela l’utilité de ce média, de s’inspirer? Laissons donc place à l’inspiration et mettons de côté la comparaison, car derrière chaque belle photo se cache un panier de linge sale. Eh oui.

Ceci a été écrit avec le plus de douceur possible afin de nous rappeler que notre valeur se situe bien au-delà des « likes » et du nombre de followers de notre insta.

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Le lâcher-prise – Ce que la maternité m’a appris

S’il y a bien une chose que j’ai apprise à maitriser davantage depuis que je suis maman, c’est le lâcher-prise. Je suis quelqu’un qui aime être organisée, prévoir à l’avance les tâches que je dois accomplir, me faire des listes et garder ma maison propre en tout temps. Vous comprendrez qu’avec un petit bébé dont les besoins changent et évoluent de jour en jour, dont l’horaire et l’humeur ne sont jamais identiques d’une journée à l’autre, avec tout le monde qui a toujours son commentaire à dire sur notre façon de faire les choses, je me suis vite rendu compte que si j’essayais de tout contrôler, je deviendrais folle.

Il y a des jours où je suis super efficace, où j’arrive à passer au travers mes to-do list et quand c’est le cas, tant mieux. Mais il y a d’autres jours (la majorité du temps) où ce n’est pas comme ça et c’est bien correct aussi. On y va au rythme de bébé. Après tout, je suis en congé de maternité alors si je n’en profite pas maintenant, je ne le ferai jamais. J’ai aussi appris à lâcher-prise au niveau de l’évolution de mon fils. Se comparer avec les autres mamans, comparer notre enfant avec ceux de nos amies, ça fait juste créer des angoisses inutiles. Les groupes de mamans sur Facebook sont bien bons pour ça; ils sont pour moi un couteau à double tranchant. Chaque corps est différent, chaque bébé est différent et c’est ben correct comme ça.

J’ai aussi appris que le lâcher-prise n’est pas un synonyme d’abandon, bien au contraire. L’introduction des aliments n’est vraiment pas chose facile ces temps-ci. Je n’abandonne pas; j’essaie différentes choses chaque jour. Mais, je cesse de m’en faire inutilement, je cesse d’angoisser et de remettre en question mes capacités. Mon fils ne se laissera pas mourir de faim. On y met de l’effort chaque jour, sans forcer et quand il sera prêt, ça fonctionnera.

Je suis quelqu’un qui a beaucoup de difficulté à s’arrêter et à vivre pleinement le moment présent. Ça toujours été comme ça, je pense. Je suis nostalgique du passé et j’appréhende et prépare toujours ce qui s’en vient. Quand je suis en train de faire quelque chose, je suis souvent en train de penser à ce que je vais faire ensuite. Devenir maman m’a appris à apprécier davantage chaque seconde, chaque petite chose et d’en être consciente. Ça passe déjà assez vite comme ça, je suis mieux de savourer pleinement chaque instant, la tête vide. Mon bébé est mon meilleur guide. Il vit dans le moment présent, il passe d’une émotion à l’autre en fonction de ce qui l’entoure. Quand il pleure, c’est pour un besoin imminent, pas parce qu’il va avoir faim dans une heure ou parce qu’il appréhende une quelconque situation future.

Je travaille donc à ne pas penser aux tâches qui m’attendent ou à mon retour au travail, par exemple. Je mets beaucoup plus souvent de côté mon cellulaire. Et surtout, j’écris. L’écriture a toujours eu un pouvoir libérateur pour moi et je l’avais pourtant mise de côté. Je me suis rendue compte que pour arriver à mémoriser chaque chose, je les tournais sans cesse dans mon esprit. Je fais des listes, pour pouvoir me vider la tête. J’ai renoué avec mon agenda papier. Je mets sur papier mes angoisses, questionnements, découragements et je mets de l’ordre dans tout ça. C’est drôle mais les choses me paraissent toujours beaucoup moins graves une fois écrites et sorties de ma tête. Ça me permets de faire de la place pour le présent et le positif. Et pour terminer, j’essaie de prendre un petit moment pour moi chaque soir, quand mon fils est endormi. Parfois, je suis trop fatiguée et c’est mon lit qui gagne mais le plus souvent possible, j’essaie de prendre ne serait-ce qu’un petit 10 minutes pour lire un bon livre, faire quelques respirations profondes et/ou pour écrire dans mon petit cahier de gratitudes.

Dites-moi, maîtrisez-vous l’art du lâcher prise?
Quels sont vos trucs pour y arriver?
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Ne m’en veut pas maman

Par Estelle Berrouard

Il y de ça déjà quelques années, j’ai quitté le nid familial pour voler de mes propres ailes mais il n’y a pas un seul jour où je ne parle pas à ma mère. Nous avons toujours été en bon terme et elle a toujours été là dans les bons et les moins bons moments. Ma petite maman. Ma petite soie. J’ai 22 ans et Maman m’annonce un cancer du sein stade 1.

Je me rappellerai toute ma vie le « blackout » que j’ai eue en l’apprenant. Ma mère a un cancer du sein. Ce mot qui me fait serrer des dents; CANCER. Ma mère dans la quarantaine, en santé. Tant de questions, de rage et d’incompréhension. Pourquoi? Elle a subit une ablation partielle du sein. Une belle guérison. Une TROP belle guérison qui cachait le mauvais qui allait ressortir suite à d’autres tests. Second « blackout ».

J’ai 22 ans et malgré l’opération, ma mère a toujours un cancer.

Ne m’en veut pas maman d’attendre de raccrocher pour ensuite fondre en larmes après avoir prit de tes nouvelles ou de pleurer sans être capable d’arrêter en retournant chez moi. Je sais que tu n’as pas besoin de ça mais moi, si. Je n’ai aucun pouvoir sur ce qui t’arrive et c’est ce qui me fait mal, ce qui me donne envie de crier.  Et tu sais pourquoi? Parce que ma mère a toujours été forte et fière et elle l’est toujours. Pour moi, ma mère est le parfait exemple de l’amour pur, de la justesse et du laisser-aller. Le coeur de ma mère a des ailes qui lui permettent d’aller où elle veut et il est immense. Si tu savais maman la fierté que j’ai lorsque je te regarde, toi, ma mère. J’ai vu mon père essayer de garder la tête hors de l’eau. Un homme incroyable. Cacher sous son allure de clown, il nagera jusqu’au bout du monde pour elle. Je le sais. Il le fait depuis toujours pour nous tous. J’ai 22 ans et j’espère le meilleur pour ma mère.

Cette épreuve en cours m’en apprend beaucoup. Les gens qui se soucient réellement de toi et ceux qui dise te comprendre. Ta mauvaise journée qui ne l’est pas totalement finalement et ton rhume qui s’endure. Suffit de prendre le temps pour réaliser tout ça. Le temps ne nous est pas donné mais emprunté. Le temps est une denrée rare qui mérite d’être savouré à chaque moment où nous pouvons respirer à pleins poumons. Je ne suis pas seule dans tout ça mais personne ne l’est. Je m’autorise à vivre cette épreuve jusqu’au plus profond de mon être car J’AI LE DROIT.

Vous avez le droit de pleurer, de crier, de rire, de hurler ou de simplement apprécier le silence car chaque personne le vivra différemment et ne venez pas me dire que vous comprenez. J’ai 22 ans et ma vision de la vie a beaucoup changée.

Ma mère surmontera tout ça et moi aussi. Que la maladie vous touche de près ou de loin, vous n’êtes pas seul. Un parent, un proche ou un ami, il y aura toujours quelqu’un pour vous écouter ou quelqu’un pour vous accompagner dans cette aventure. J’ai 22 ans et j’espère que mon article vous aura fait un peu de bien.

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Aimer

Par Katrine Delorme

Aimer c’est quoi? C’est pas pareil pour personne. Des fois c’est laid. D’autres fois c’est beau. Mais la plupart du temps, c’est …

Se sentir en confiance

Être vulnérable

Traverser les épreuves à deux

Vivre les joies ensemble

Avoir un peu moins peur quand la peur décide qu’elle prend le dessus

Se réchauffer les pieds contre l’autre

Avoir envie de faire plaisir sans rien attendre en retour

Se réchauffer les mains sur une tasse de thé bien chaude, mais dans le cœur

Vouloir créer des souvenirs ensemble

Rêver d’avenir à deux, de l’avenir qu’on veut

Se permettre d’être totalement soi-même

S’ennuyer ensemble pis aimer ça

Un sentiment qui peut faire tellement mal en dedans pis chatouiller doucement à d’autres moments

Être en désaccord pis continuer de s’aimer pareil

Se chicaner en sachant qu’on a pas envie d’être ailleurs

Laisser-aller. Des fois une personne. La personne. D’autres fois des situations, parce que c’était pas si important que ça dans le fond

Préparer le café avec juste la bonne quantité de lait dedans

Vouloir faire jouir

Écouter les confidences

Flatter les cheveux. Faire des nœuds dedans pis trouver ça drôle

Aimer, c’est tellement d’affaires en même temps, pis c’est ça qui fait que c’est beau.

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La beauté des réseaux sociaux

Par Katrine Delorme

Les réseaux sociaux, on les maltraite beaucoup. On les insulte. On se dit qu’il faut réduire notre utilisation, qu’il faut se déconnecter. Mais pourtant, on les garde toujours près de nous. Jamais bien loin. Ils nous suivent partout.

Et c’est vrai, des fois, il y a du laid sur les réseaux sociaux. Du très laid. Les influenceurs et les vedettes le dénonce de plus en plus et c’est ce qu’il faut. Il faut jamais arrêter de dénoncer. Même Martin Matte en parle dans on dernier show. Des menaces de morts qu’il a reçues. Des mots immondes. Des atrocités qu’aucun humain ne devrait entendre. Même les humains moins gentils.

Sauf que, des fois, il y a tellement de beau. Le regroupement de personnes qui ne se connaissent pas, mais qui partagent des intérêts communs, qui like, qui commentent des choses qu’elles aiment. Qui s’inspirent des mêmes affaires. Qui se réconfortent parce qu’elles ont vécu des choses similaires, des évènements qui se ressemblent tout en étant tellement différents.

Les réseaux sociaux la plupart du temps c’est beau. Du moins pour moi.

D’un point de vue plus personnel, j’ai récemment publié un article sur mon accouchement qui a été difficile. J’ai reçu une dizaine de messages de femmes qui ont elles aussi eu peur lors de ce moment qu’on qualifie du « plus beau de la vie », de femmes qui souhaitaient m’encourager à demeurer positive, me dire qu’elles ont été touchées par mon écriture. J’ai rencontré virtuellement des mères qui normalisent mes sentiments, mes inquiétudes qui m’écoutent chaque jour. Des amies à qui je me confie. Une éditrice à qui je confierais mes secrets les plus secrets sans aucune gêne.

Et ça m’épate. Ça m’émerveille.

C’est grâce aux réseaux sociaux que vous lisez ces lignes, que vous suivez ce blogue et tous les autres qui cachent derrière leur nom des collaboratrices qui prennent le temps de vous parler. À nous de créer du beau et de se le partager dans le respect et l’empathie.

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