Préfère novembre

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Par Katrine Delorme

Dernièrement, je suis allée voir le plus récent spectacle de Louis-José Houde intitulé Préfère novembre. Ce mois mal aimé. Et j’ai décidé que cette année, moi aussi j’allais préférer novembre. C’est vrai, c’est un mois plutôt gris, durant lequel il ne se passe pas grand chose. Il n’y a pas de fête à célébrer, pas de congé férié et il est encore trop tôt pour faire le sapin de Noël. En plus, pour ajouter à notre «malheur», il commence à faire noir très (trop) tôt…Mais tout ça on le sait déjà! C’est comme ça chaque année et ça le sera pour les années à venir! Il nous en revient de faire de novembre un mois agréable à vivre. C’est d’ailleurs de cela que l’humoriste nous parle, du moins, en quelque sorte. Il nous rappelle l’importance de «regarder dans le vide» de temps en temps, de décrocher de la technologie (malgré tout le positif que cela peut nous apporter), de prendre du vrai temps pour soi et pour les autres. Pis, je trouve que c’est important de se le faire rappeler de temps en temps. Parce qu’on oublie vite. Alors comment profiter de «novembre»?

  • Se replonger dans le livre du Hygge (ce livre est juste parfait!)
  • Boire une boisson chaude par jour (thé chai, latté à l’érable… à vous de choisir!)
  • Lire un livre par semaine
  • Écrire
  • Réfléchir à sa rétrospective de l’année qui sera à faire sous peu!
  • Travailler dans son bullet journal
  • Cuisiner des plats chauds et réconfortants
  • Profiter de son diffuseur pour embaumer la maison de douceur
  • Faire des listes (cadeaux de Noël, livres à lire, épicerie; c’est juste le fun faire des listes)
  • Débuter une nouvelle série (suggestions?)
  • Faire le ménage des tiroirs trop plein
  • Cocooning à la maison
  • Aller prendre des marches pour profiter de ce qui reste de l’air d’automne
  • Faire des feux à la maison
  • Porter de gros bas de laine par dessus vos leggings
  • Sortir les gros foulards
La liste pourrait être encore très longue…
Comment allez-vous profiter de votre mois de novembre? 
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Slow living – 5 actions à mettre en application

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Le slow living semble prendre de plus en plus d’ampleur si on se fie aux réseaux sociaux et ça m’a fait prendre conscience de plusieurs choses. Il faut aussi dire que ça tombe pile au moment où je suis devenue maman, un événement qui change une vie. Ça m’a amené à remettre en question certaines choses et à revoir ma façon de gérer mon temps et mon quotidien. J’ai lu plusieurs articles qui m’ont fait réaliser l’importance de ralentir, de prioriser, de se concentrer sur ce qui compte vraiment et de vivre pleinement le moment présent. Parce que je n’ai plus envie de me mettre de la pression pour arriver à passer au travers mes to-do list, parce que je n’ai plus envie de participer à des projets qui ne m’allument pas à 100% et surtout parce que je n’ai pas envie de reprendre le travail à temps plein dans 10 mois en me disant que je n’ai pas assez profité de mon congé de maternité et des précieux moments passés avec mon fils, voici les petites actions que je tente de mettre en application tous les jours désormais.

Faire une seule chose à la fois

Je ne suis surement pas la seule qui lit ses courriels tout en écoutant un film, qui fait dérouler son fil d’actualité Facebook en mangeant ou qui a toujours une dizaine d’onglets ouverts à l’ordinateur. Avez-vous remarqué que plus on fait de choses en même temps, moins on a l’impression d’être efficace au bout de la ligne et moins on a l’impression de profiter de l’instant présent? Maintenant, si j’écris un article, je ne fais que ça. Même chose si je berce mon fils ou que je le fais boire. Cet aspect là, j’y travaille encore (je ne suis pas parfaite!) mais ça fait toute la différence.

Me déconnecter

Il y a quelques mois déjà, j’ai désactivé toutes les notifications de mon téléphone… parce que même si elles ne sont pas importantes, dieu sait qu’on a tendance à les regarder au fur et à mesure. Un peu dans le même ordre d’idées que le point précédent, si je fais une activité quelconque, le plus souvent possible, je laisse de côté mon téléphone. Je me réserve des périodes précises pour publier mes photos, répondre à mes messages et pour faire la tournée des réseaux sociaux. Le reste du temps, soit j’éteins tout simplement le son, soit je laisse mon téléphone hors de ma portée. Personne ne va mourir si je prends quelques heures avant de donner suite, n’est-ce pas? C’est fou le temps que je sauve à ne plus avoir les yeux rivés en tout temps sur mon écran qui s’allume.

Revoir mes priorités

Lorsque j’ai créé le blogue, j’ai établi mes objectifs et priorités. Avec les événements de la vie, certaines choses ont changées et c’est bien parfait comme ça. Par exemple, il y a quelques mois, je cherchais de nouveaux partenariats et j’acceptais la majorité des offres de collaborations qui fitaient avec le blogue. Dans le moment présent, j’ai envie de m’en tenir à l’unique chose qui a fait en sorte que j’ai créé Citron & Fleurs, c’est à dire écrire à propos de sujets qui m’interpellent sans pression, sans délais et selon mon inspiration. Même chose pour d’autres aspects de ma vie personnelle. C’est OK de laisser tomber certaines choses quand il y en a de nouvelles qui entrent dans notre vie ou quand on en a tout simplement trop sur les épaules pour le rythme de vie que l’on souhaite. Et parfois, prendre du recul et revenir à l’essentiel, c’est le meilleur moyen d’y voir plus clair et d’arriver à déterminer ce que l’on aime réellement.

Dire non

J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises, j’ai longtemps eu de la misère à dire non. Même si j’ai encore du chemin à faire dans cette voie, depuis que j’ose refuser certaines choses, que ce soit des sorties, activités ou collaborations pour le blogue, je me sens beaucoup mieux. Avoir un agenda épuré me permet d’avoir l’esprit libre et de réduire mon niveau d’anxiété. Dire non à des choses qui nous plaisent plus ou moins, c’est se garder du temps pour ce qui compte vraiment.

Éliminer la culpabilité

Le point le plus difficile mais non le moindre. Le slow living, c’est aussi de ne pas s’en faire si on arrive pas à en faire autant que ce que l’on voudrait. C’est facile de se blâmer parce qu’on ne se trouve pas efficace, parce que finalement, on a dû mettre de côté le lavage et que le panier déborde. J’avais souvent ce genre de pensées aussi lorsque je n’arrivais pas à écrire un article par semaine ou lorsque je n’avais pas assez d’inspiration. Mais s’il y a bien une chose à retenir de ce mode de vie, c’est l’importance du laisser-aller et du lâcher prise envers nous-même.

Finalement, je pense que cette nouvelle façon de voir les choses, c’est le plus beau cadeau que je peux me faire à moi mais aussi à ma petite famille, parce que ça me permets d’être 100% présente et d’apprécier chaque moment à sa juste valeur. La vie passe déjà assez vite comme ça, non?

Et vous, êtes vous adepte de ce style de vie?
Quels sont vos trucs pour vous aider à ralentir?
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Le rapport au poids

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Par Katrine Delorme

J’ai commencé la série « This is us » dernièrement qui raconte les histoires de vie de deux frères et une soeur et dont un des sujets prédominants est le poids. En effet, Kate, un des personnages principaux, vit avec un surpoids. Elle est impliquée dans un groupe d’entraide permettant de partager ses angoisses et ses victoires en lien avec son poids. Parmi les participants, il y a une jeune femme, qui serait jugée mince selon les standards de beauté de la société, qui parle du fait qu’il est difficile pour elle d’avoir sept livres en trop. Le poids ainsi que la perception de notre apparence y est donc abordé sous plusieurs facettes avec différents points de vue.

Cela m’a amené à réfléchir au rapport que l’on entretien avec notre poids. En fait, surtout une réplique en particulier de l’actrice principale qui disait « It’s always going to be about the wieght for me ». (Traduction libre: « ce sera toujours une question de poids pour moi ») Et là je me suis dit que c’est quand même aussi un peu de même dans la vie.

Le poids, on en parle souvent, des fois même sans s’en rendre compte et on porte des jugements sur nous et sur les autres en lien avec cela. Étant présentement enceinte, mon corps change beaucoup et je me rends compte que mon poids prend plus de place qu’avant dans ma tête. C’est fou, parce qu’enceinte notre corps se transforme pour faire de la place à notre enfant, à la vie qui se créé à l’intérieur de nous pis c’est juste wow! Mais je ne pense pas être la seule qui se fait parler de sa prise de poids, qui se regarde avec des yeux différents et qui se demande si certains changements seront permanents.

Enceinte ou non je pense que beaucoup de femmes et maintenant de plus en plus d’hommes portent une attention particulière à leur poids et parfois à un point tel qu’ils en viennent aux armes, envers eux. Ils se blessent, ils pleurent, ils vivent de la honte. Pis c’est triste et insensé quand on s’arrête pour y penser…

Il n’y avait pas de raisons particulières derrière l’écriture de cet article. Le but n’était pas de vous dire que la beauté est intérieure pis qu’il faut s’accepter tel que l’on est, parce qu’on le sait déjà tout ça, c’est juste difficile à faire. C’était pour partager une réflexion, pour se rappeler que le poids n’a pas à prendre tant de place dans nos vies.

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Les dimanches

Par Katrine Delorme

Dimanche, la dernière journée avant d’entamer une nouvelle semaine de travail. La journée où il faut recommencer à se coucher tôt pour être en forme, pour bien débuter ce fameux lundi. Pour ceux et celles qui ne sont pas fans de cette journée, les dimanches peuvent facilement être mal-aimés. J’ai longtemps fait partie de cette gang-là. Mais depuis quelques semaines, avec l’arrivée de l’automne, les dimanches sont devenus mes journées préférées. C’est le moment idéal pour terminer ses commissions et relaxer. Comment faire pour profiter au maximum de cette journée pour prendre soin de soi?

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Slowtoute matinal. Le dimanche, il n’y a rien de mieux que de prendre son temps pour se réveiller et débuter la journée avec un bon latté! Si vous êtes game, laisser votre feed instagram de côté et savourer réellement le moment.

Profiter de l’air frais. L’automne cogne à nos portes, c’est une motivation suffisante pour sortir dehors emmitouflé dans un foulard et vos nouveaux bottillons préférés, non?

Préparer les lunchs de la semaine en essayant de nouvelles recettes! Avec les revues de Trois fois par jour qui battent leur plein, les sites internet de recettes et le virage santé des épiceries, il n’y a plus d’excuses pour ne pas agrémenter cette tâche d’une pincée de plaisir! (#jeudemotpoche)

Prendre un moment pour faire quelque chose pour vous. Que ce soit pour écrire, lire un livre, jouer à un jeu de société ou même aux jeux vidéo si c’est ce qui vous passionne, prendre un moment pour soi, c’est important pour la santé mentale.

Prendre le temps de se faire un bon repas. Quoi de mieux que de terminer la journée en profitant d’un bon repas? Le bol de céréales c’est ben correct des fois, mais on s’entend que ça donne pas la même vibe à la soirée.

Relaxer en fin de soirée. Que ce soit en écoutant votre série préférée ou en terminant le livre sur votre table de chevet, le dimanche soir c’est fait pour être à la maison et relaxer!

Et vous, qu’appréciez-vous des dimanches?

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Croire en ses décisions

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Par Katrine Delorme

On le sait tous, c’est important de se faire confiance et de croire en nos décisions. Des phrases telles que « Crois en toi, peu importe ce que les autres pensent, » ou encore « Si tu ne le demandes pas, tu ne le sauras pas! » et « Tu es la personne la plus importante de ta vie » sont là pour nous pousser à foncer et à atteindre nos rêves. C’est beau, mais c’est tough non?

Une des personnes qui nous inspirent chez Citron & Fleurs, c’est Josée-Anne Sarazin Côté du blogue Bulles & Bottillons. Si vous suivez ses différents médias sociaux, vous savez qu’elle a effectué plusieurs (grands) changements au cours de la dernière année. Tout ça pour atteindre son idéal de vie à elle. En effet, elle mise sur l’importance de prendre du temps pour soi, sa famille et son boulot en faisant de chacune de ces sphères une source d’inspiration pour l’avenir. Et elle a fait ce qu’il fallait pour le concrétiser dans son quotidien. Et c’est juste wow!

Il est important de se respecter et de faire confiance à notre instinct, mais parfois la logique, le rationnel ou je ne sais trop comment le nommer, prend le dessus et le reste nous échappe. Même si on voulait tellement pour une fois faire quelque chose pour nous, même si on y avait pensé pendant des heures et qu’on était convaincu que c’était la bonne décision, on a perdu le cap. On a viré de bord. On a choké. C’est fou han…La facilité qu’on a des fois à s’embarquer dans des trucs «boff» alors que ça nous prend toutes les raisons du monde de se lancer dans les projets qui nous font triper.

J’avais envie de vous parler de la façon dont Josée-Anne m’inspire en espérant que ça m’encouragerait à en faire plus pour moi, en espérant que ça vous toucherait un peu. Juste un peu.

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10 petites astuces pour retrouver le moral au quotidien

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Même si je suis une personne assez positive en général, il m’arrive, comme tout le monde, d’avoir des moments où le moral est plus bas et où je me décourage plus rapidement. C’est tout à fait normal, mais pour éviter de tomber dans un cercle négatif sans fin, j’ai développé des petites astuces toutes simples qui m’aident à retrouver le sourire et à reprendre le contrôle de mon esprit. Il n’y a rien de magique, mais on ne perd rien à mettre les chances de notre côté et je vous garantis que si vous arrivez à trouver ce qui peut vous faire du bien facilement, vous vous sentirez mieux.

Se changer les idées 

Bon, facile à dire, je sais. Ce que je veux surtout dire par là, c’est de s’éloigner de ce qui nous tracasse. Lorsque je suis en train de faire quelque chose (tâche quelconque) et que plus rien ne va, mettre de côté ce que je suis en train de faire pour me concentrer sur totalement autre chose, c’est la meilleure solution. Parfois, une simple marche d’une dizaine de minutes peut faire toute la différence.

Bénéficier de la zoothérapie 

Depuis que mon petit Paco est rentré dans ma vie, je n’ai pas de mal à croire à tous les bienfaits vantés de la zoothérapie. Flatter et cajoler un animal, que ce soit le vôtre ou pas apporte de réelles améliorations de l’humeur. Perso, une pause « câlins » avec lui me remet automatiquement le sourire aux lèvres.

Mettre de côté le cellulaire 

Même si je ne m’en rends pas nécessairement compte dans le feu de l’action, avoir toujours mon cellulaire à proximité de la main me cause un certain stress. Quand le moral est au plus bas, j’ai pris l’habitude de le mettre de côté le temps nécessaire. On dirait que ce simple geste m’enlève un poids sur les épaules.

Faire une sieste 

Je sais, c’est bien rare qu’on a l’occasion de pouvoir le faire. Depuis que je suis enceinte, je me le permets davantage le week-end et je me rends compte que ça fait un bien fou. Pas besoin de dormir trois heures en ligne comme moi (oups), mais parfois, une petite demi-heure peut suffire à nous changer les idées et à retrouver un peu d’énergie. Alors qu’on a l’impression de perdre notre temps, ça nous rend souvent juste plus efficaces par la suite.

Essayer quelque chose de nouveau 

La routine peut parfois devenir déprimante et c’est souvent quand on est en plein dedans qu’on se décourage et que le moral fini par prendre le bord. Dans ce temps-là, j’essaie de mettre un peu de piquant dans mon quotidien. Pourquoi ne pas aller faire du Stand up paddle (que j’ai toujours voulu essayer) en fin de semaine? J’essaie de penser aux choses que je me suis toujours dit que je ferais et je les planifie pour de vrai.

Planifier une activité  

Dans le même but que le point précédent, les journées où je me sens un peu plus morose, le simple fait de me planifier une activité qui me plait peut contribuer à me redonner le sourire. Ça peut être un brunch entre amies, un cinéma en amoureux, une soirée pyjama en solo, une séance de yoga…toutes les idées sont bonnes, pourvu que ça vous plaise!

Écrire ou colorier 

Je suis une adepte de petits cahiers de notes, d’agenda, de listes et de papeterie de toute sorte. Le fait d’écrire, à propos de n’importe quoi, contribue à me libérer l’esprit et à m’apaiser. D’ailleurs, pour ces moments-là, mon petit journal de vie est PARFAIT. Je vous en reparlerai plus en détail bientôt, car je le trouve vraiment génial avec ses espaces de réflexion et ses citations. Pour celles pour qui écrire est plutôt une tâche, colorier des mandalas peut être tout aussi apaisant. J’ai d’ailleurs un cahier dans mon tiroir au travail et je m’en sers souvent sur l’heure du dîner.

Faire du ménage 

Pas super attirant comme méthode, mais je me suis rendu compte que le bordel contribuait directement à mon stress. Quand tout est sale dans la maison, je suis incapable de me détendre. Il ne s’agit pas de faire le gros ménage de la maison chaque fois que vous vous sentez un peu déprimée, mais plutôt de prendre quelques minutes pour ranger ou nettoyer ce qui pourrait vous agacer. Faire du classement (garde-robe, bibliothèque, cosmétiques, etc.) et me débarrasser de ce qui ne sert plus contribue aussi directement à mon bien-être. Je me sens toujours beaucoup mieux après avoir pris le temps de mettre de l’ordre dans mes choses.

Bouger 

Je parlais plus haut de prendre une marche, mais souvent, dépenser mon énergie, que ce soit en allant à mon cours de yoga, en dansant n’importe comment dans mon salon ou en pratiquant un sport quelconque me fait me sentir beaucoup mieux. Quand j’ai le moral bas, j’ai tendance à me sentir « patate et lâche » alors qu’après avoir bougé, je me sens énergique et beaucoup plus apte à apprécier les petites choses.

Prendre un bain ou une douche 

Je ne sais pas si je suis la seule à ressentir ça, mais être dans la douche me donne l’impression de ne pas nettoyer que mon corps, mais aussi mon esprit. Ça me permet de faire le vide et de me débarrasser du négatif. Quand je souhaite me détendre davantage, parce qu’une situation me gruge le moral, j’opte pour un bain et je me sers de mes petits produits parfumés préférés.

Bien entendu, mes petites astuces sont pour des baisses d’énergie et de moral passagères. Elles m’aident à décrocher et à reprendre le contrôle de mes émotions. Si vous vous sentez constamment déprimée, c’est important de consulter!

Et vous, qu’est-ce qui vous aide à retrouver le moral?

 

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Les relations virtuelles

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Par Katrine Delorme

Le monde des blogues et des réseaux sociaux, comme Instagram, c’est un peu particulier quand on ne connaît pas vraiment ça. Comme lecteur, on peut facilement se perdre devant la multitude de blogues et de comptes à suivre qui s’offrent à nous. Comme blogueur ou collaborateur, on peut avoir l’impression d’écrire la même chose que tous les autres et avoir peur d’exposer sa plume aux « Facebooks » de ce monde.

Écrire pour des blogues a été pour moi une découverte. Ça m’a permis de renouer avec l’écriture et surtout, de faire des rencontres incroyables. C’est de ça dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Les relations que l’on bâtit virtuellement à force d’être en contact avec certaines personnes. Ces filles que j’ai appris à connaître à travers des longues discussions messenger m’ont toutes inspirées à leur façon. Vous allez me dire que c’est wierd, qu’on ne peut pas développer une relation avec quelqu’un qu’on ne rencontre pas «dans la vraie vie». Vous avez probablement raison, c’est une relation différente. Mais ça en demeure une toute entière. On apprend à connaître les gens différemment en lisant leurs écrits et ils sont comme toujours «là» parce qu’ils sont toujours à portée d’un message texte.

Ces liens que j’ai développés, à différents degrés, grâce à mon implication dans plusieurs blogues, en passant par mes collaborations (Allô Maryline de BKIND!), j’en suis reconnaissante, car ils me donnent une perspective différente sur les relations humaines. Des gens forts, avec des buts et des rêves qu’ils n’ont pas peur de mettre sur pied, il y en a beaucoup plus que l’on croit et c’est tellement inspirant. Des gens talentueux, des gens qui croient en eux et qui ont parfois peur de prendre des risques mais qui le font quand même, c’est ce genre de monde-là qui se cache derrière vos blogues et compagnies québécoises!

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Devenir parent

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Par Katrine Delorme

Je n’ai pas encore d’enfants et je n’ai pas beaucoup d’exemples de mamans dans mon entourage. Bien sûr j’ai ma propre mère, des collègues de travail qui ont des enfants, mais je n’ai pas beaucoup d’amis, de connaissances de mon âge qui sont rendues là. Et je me demande de plus en plus quel genre de mère je vais être. Quel genre de mère sont les «presque trentenaires» aujourd’hui?

Je ne sais pas si on décide d’être tel ou tel type de parents ou si nous le devenons tout simplement. Dépendant de la façon dont nous avons été éduqués et de notre passé.

Je me pose de plus en plus de questions, je me demande comment je réagirais «si…». J’ai des idées de réponses, mais ça ne demeure que des idées puisque je ne sais pas comment je réagirai vraiment le moment venu. J’ai un idéal dans ma tête du genre de parent que j’aimerais être. On s’entend que je ne pourrai jamais atteindre cet idéal parce que je vais faire des erreurs, parce qu’il se peut qu’il évolue avec le temps, mais ça me donne un certain «guideline».

Je réalise aussi de plus en plus que mes réponses face à ces situations hypothétiques dépendront de ma capacité à gérer mes anxiétés, à gérer le risque.

Le risque que mon enfant grimpe trop haut dans le module au parc et qu’il tombe.
Le risque qu’il passe trop près du foyer et qu’il se brûle.
Le risque qu’il court trop vite et qu’il se blesse.

La liste des risques est longue.

Surtout, je réalise de plus en plus que ses attitudes, ses propres réponses, face à ces événements, dépendront, en partie, des miennes.

Je crois que devenir parent est un apprentissage qui se fait à trois. Avec soi-même, avec notre enfant et avec notre conjoint. Je comprends surtout qu’il est important de se laisser de la latitude et de ne pas s’en demander trop.  #facileàdire

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Pour la vie

Par Katrine Delorme

Il y a quelques jours à peine, j’ai eu la chance d’être demoiselle d’honneur au mariage de mon amie. C’était doux, rose, mais surtout beau.

Beau de voir qu’à peine dans la trentaine, ils n’ont pas eu peur. Peur de se dire oui. Pour la vie. Ça peut faire peur ces mots-là «pour la vie». Parce que c’est long longtemps la vie de nos jours.

Mais eux, ils ne vivent pas avec cette crainte-là. Ils nous ont montré qu’ils sont prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes pour demeurer ensemble, pour bâtir un avenir dans lequel chacun sera bien et aura sa place. Ils se sont regardés dans les yeux, en pleurant, pour se dire qu’ils allaient être à l’écoute l’un de l’autre pour les années à venir, que les besoins de l’autre allaient être aussi importants que les leurs, qu’ils étaient prêts à continuer de faire des compromis. Et ils y croient.

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Source : Instagram @katrinedelorme

Pour notre génération qui, il me semble, a de plus en plus peur de l’engagement et qui voue une importance hors du commun à l’indépendance, c’est un bel exemple. Un exemple d’union entre deux humains qui continueront de vivre leur indépendance à travers leurs projets personnels, mais qui se retrouveront toujours à travers leurs ressemblances et leur envie d’évoluer ensemble.

Les plus pessimistes diront qu’un couple sur deux se divorce, que même avec des enfants on peut se séparer. Et c’est vrai. Nous n’avons plus beaucoup d’exemples de couple qui dure, de couple qui nous donne espoir, qui nous font croire que c’est possible de s’aimer pour toujours. Que même si l’amour change, se transforme avec les années, il demeure présent simplement différemment. La vie est, certes, remplie de belles et parfois moins belles surprises et on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Mais ils pourront toujours se dire qu’il fût une journée où ils se sont promis, pour le meilleur et pour le pire, pour la vie. Et cette journée-là, ils sont devenus pour moi, un bel exemple.

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Se sentir intru de sa génération

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J’ai 24 ans. Si je me fie à mes amis, connaissances et à mon fil d’actualité Facebook, je devrais être à l’Université ou venir de terminer mon BAC. Je devrais avoir envie de détachement, de partir à la découverte du monde, sans trop me soucier de ce que l’avenir me réserve. Je devrais poster des photos d’un peu partout dans le monde sur les réseaux sociaux, parce que j’ai l’âge idéal pour voyager.

Je vois de plus en plus de billets passés sur le web, où on dit qu’en 2017, avoir une maison et des enfants avant 25 ans, ce n’est plus ça la réalité. Oui, c’est vrai que bien des choses diffèrent du temps où nos parents nous ont eus. Le coût de la vie, les valeurs, les métiers, les études, les familles…tout est différent. Mais la vraie différence, c’est que nous pouvons maintenant choisir ce que nous souhaitons comme réalité. Je remarque que les gens fuient de plus en plus l’attachement. On a plus à se conformer aux normes à tout prix, il n’y a pas d’âge pour faire les choses. Mais si ma réalité à moi, celle que j’ai choisie, c’est de signer pour un hypothèque à 20 ans et de tomber enceinte à 23 ans, est-ce vraiment si mal que ça? Est-ce qu’on est obligé de penser que je fais ça parce que c’est ce que la société nous a toujours indiqué, pour dire que moi je suis oh combien mature pour mon âge? J’espère que non. Parce que c’est souvent l’impression que j’ai en lisant ces différents articles ou en prenant part à certaines conversations. Que les gens comme moi, on met de la pression aux gens de notre génération parce eux, ne sont pas « rendus là ». Est-ce qu’on est obligés de se « rendre là » de toute façon? Est-ce qu’on est obligé de se comparer aux gens qui ont le même âge que nous?

Cette vision de ma vie, je l’ai toujours eue et j’ai toujours travaillé pour. Avoir des enfants, j’en ai toujours ressenti le besoin. Je n’ai jamais eu d’iPhone ni de voiture neuve, je n’ai jamais voyagé avec mon amoureux, mais nous avons fait le choix de nous installer et de fonder notre famille, parce que c’est ce à quoi on tenait le plus. Je suis consciente que ma situation serait différente si je n’avais pas rencontré mon copain aussi tôt dans ma vie. Oui, nous sommes chanceux. Toutefois, la raison pour laquelle ça fonctionné dès le départ, c’est que nous avions une vision commune de notre avenir. Est-ce normal que je sois gênée de me présenter et de parler de mes valeurs de peur de me faire juger sur mes choix ou de me faire dire que je suis plate? J’admire les gens qui voyagent sans attachement, sans plan, avec leur sac à dos. J’admire les gens qui passent d’un métier à l’autre ou qui travaillent d’arrache-pied pour créer leur propre business. J’admire les gens qui vivent en appartement toute leur vie, mais qui se gâtent quotidiennement. J’aimerais être faite pour ça. Je ne vous trouve pas « chanceux », mais je vous admire tous et toutes parce qu’il n’y a pas un choix de vie plus qu’un autre qui ne nécessite pas de sacrifices. Alors people dans la vingtaine, si j’avais un seul conseil à nous donner, c’est de cesser de se comparer aux autres, parce que l’idéal, il est propre à chacun d’entre nous.

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