Entreprise de boîtes postnatales : 4t

Par Katrine Delorme

Le 4e trimestre, d’une durée approximative de trois mois, débute après l’accouchement. C’est la rencontre d’une mère avec son nouveau-né, le moment de s’apprivoiser, surtout la période au cours de laquelle le corps se répare tout doucement. Dans certaines cultures, la maman et son petit reste au lit 40 jours après avoir donné naissance, afin de se reposer, de laisser le temps à la peau de se reconstruire et de bien cicatriser. Cela me semble bien loin de ce que l’on prône de nos jours.

Personnellement, mon 4e trimestre a été plutôt difficile. Hospitalisation, convalescence, douleurs physiques et j’en passe. Plein d’affaires très mêlées. Du pire au plus beau. C’est pourquoi le concept de l’entreprise 4t m’a sincèrement touché. Une compagnie qui se spécialise dans la confection de boîtes postnatales. Des produits pour nous faire du bien, pour nous aider à mieux guérir, passant des compresses d’allaitement Ömaiki, aux tisanes, aux huiles essentielles ou pour massage, aux baumes pour les mamelons ou encore pour les fesses de bébé, cette boutique en ligne vous charmera et vous y trouverez certainement un petit quelque chose pour accompagner vos moments « bien-être », et ce, même si vous n’êtes plus dans votre 4e trimestre. Le mien étant terminé depuis plusieurs mois déjà, la fondatrice, une Doula postnatale certifiée, m’a donné la chance de choisir mes cinq produits coups de cœur sur la boutique en ligne! Mes choix se sont arrêtés sur : le vapo bonne nuit, le shampoing sec pamplemousse-lavande, la chandelle La marée à la lavande, le bain d’avoine ainsi qu’une magnifique mousseline pour ma fille.

Vous avez donc la possibilité de choisir parmi les différentes boîtes préalablement préparées comme : la perfection, la vital, la fée marraine, la baby shower (et autres) ou encore de faire comme moi et de choisir un à un les produits que vous préférez afin de constituer, en quelque sorte, votre propre boîte personnalisée. Cela vous permettra par le fait même d’aller naviguer sur le site web et de jeter un coup d’œil à la section blogue afin d’en apprendre plus sur la maternité et ses petits-à-côtés!

Il me semble que l’arrivée d’un bébé est le meilleur moment pour apprendre à prendre son temps et à vivre dans la douceur. Qui sait, peut-être que ces boîtes pourraient vous amener une petite touche de réconfort!

Site internet : https://quatret.ca/boutique/
Instagram : @4t_boites
Facebook : @4Tboitepostnatale

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Ôde aux mots

Par Katrine Delorme

Les mots

Ils peuvent être joyeux, sans pardon ou encore silencieux. Ils veulent toujours dire quelque chose. C’est pour cela qu’on les utilise, non? Dire des choses. Pas toujours belles. Pas toujours laides. Comprendre le poids des mots, c’est pas facile. Parce que des fois ils sortent, comme ça. Sans qu’on y pense, sans qu’on y réfléchisse. Et on s’en veut. On se demande pourquoi ce sont ces mots-là qu’on a utilisés. Et alors on réalise que c’était ceux-là qui cachaient le mieux notre difficulté à nous exprimer. Même quand ce ne sont pas les bons mots qui sont utilisés, ils veulent dire quelque chose. Il faut parfois apprendre à lire entre les lignes pour les comprendre.

Écrire

Manier les mots, c’est aussi les assembler pour qu’ils forment un message. Pas toujours beau. Pas toujours laid. Souvent un mélange de nos émotions et de nos opinions. Souvent une façon de nous départir de nos angoisses. Parfois une manière de transmettre l’amour ou la colère. Aujourd’hui, une façon de se dire ce que l’on fait, où on le fait et quand on le fait. Comme si on ne pouvait plus fonctionner sans ces informations. Alors que les mots sont beaucoup plus que ça. Alors qu’il y a de si belles phrases qui peuvent se créer au-delà d’un message texte, pour écrire des histoires ou de la poésie. Alors que les mots sont si beaux lorsqu’ils sont utilisés pour nous faire voyager.

Lire

Comprendre les mots ce n’est pas toujours chose facile. Parfois, le « ton » des mots nous induit en erreur. On les comprend mal, on ne les interprète pas de la bonne façon. Alors ils peuvent nous faire mal. Quand ils sont lus comme ils le devraient, la plupart du temps, ils transportent au-delà des paysages. Ils font briller notre âme et sensibilisent notre cerveau à ce qu’il connaît moins. Parce qu’on connaît si peu des autres. Lire nous rend plus riches. Car la richesse, bien au-delà de l’argent, c’est la connaissance de l’autre, c’est le voyage à travers les écrits d’auteurs d’ici ou d’ailleurs.

Silence

Le silence. Leur arme secrète. Celle qui sans préavis brise des espoirs, des coeurs, surtout des sourires. Pourtant s’il n’existait pas, nous ne pourrions pas mesurer la valeur des mots. Nous ne saurions pas lesquels sont plus importants que les autres. On passerait notre temps à lancer des mots en l’air comme s’ils ne voulaient rien dire. On ne comprendrait pas l’importance des « je t’aime » et « je m’excuse » de ce monde.

Les mots, c’est ce qu’il y a de plus beau.

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Une nouvelle année / les mêmes mantras

Par Katrine Delorme

Le début d’année est un bon moment pour repartir à neuf comme on dit. Recharger les batteries et se rappeler ce qui est important pour nous. En effet, « janvier » est synonyme de renouveau pour bien des gens et je n’en fais pas exception. Étant une passionnée d’écriture, j’ai donc rapidement pris l’habitude de noter dans un cahier ce que je souhaite accomplir au cours des mois à venir. Par curiosité, je suis allée jeter un coup d’oeil dans mes anciens carnets. Et ça m’a frappé. Chaque année, j’écris pratiquement les mêmes choses. J’écris les mêmes choses parce que je ne crois pas aux résolutions et que, ce qui se cache derrière ces pages, ce sont davantage des mantras. Comme de petits objectifs à atteindre au cours de l’année, de ma vie. Des idées à relire de temps à temps pour me ressourcer, pour me retrouver, pour me recentrer sur ce qui compte pour moi.

J’ai l’impression, que chacun à notre façon, nous avons tous ce genre de « guidelines » que nous souhaitons suivre pour s’assurer d’être bien au quotidien et que je suis loin d’être la seule qui prend le temps de les noter ou tout simplement d’y réfléchir. En voici donc quelques-uns :

  • Dire non quand on en a pas envie
  • Mettre notre cell de côté – Cette envie a semblé être assez présente pour plusieurs pendant le temps des fêtes, pourquoi ne pas tenter de le faire plus souvent?
  • Respecter nos limites sans se justifier
  • Apprécier ce que l’on a
  • Faire un effort conscient afin de prendre conscience de nos comportements qui peuvent avoir un impact nocif sur l’environnement et miser sur les produits locaux ainsi que seconde main, – Le tout sans se mettre de pression ni vivre de culpabilité si ça n’a pas été respecté
  • Nous faire confiance et accorder moins d’importance à l’opinion des gens
  • Entretenir nos passions
  • Bouger et manger pour le plaisir – La vie est courte, faire des choses pour les mauvaises raisons, ça fait mal à l’âme à long terme
  • Faire nos produits maisons – Personnellement, j’ai un faible pour celles de l’entreprise Dans le sac
  • Lâcher prise et laisser aller la rancune et l’orgueil – Permettons-nous de vivre nos émotions sans que celles-ci nous envahissent. Ça demande tellement d’énergie être en colère, à quoi bon?
Vous retrouvez-vous dans ce genre de mantas?
Les vôtres, ils ressemblent à quoi?
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Rétrospective de l’année

Par Katrine Delorme

2017 s’est terminée de façon mitigée. Remplie de bonheur et de détresse. 2018 a débuté de la même façon. Elle semble toutefois vouloir se terminer en douceur cette fois-ci.

Comment s’est déroulée votre année? Avez-vous accompli les projets que vous aviez inscrits sur votre liste de résolutions? Êtes-vous sur votre « X »? Que pourriez-vous mettre en place pour y arriver? Être humain. C’est difficile parfois, non? Ça implique d’être en constante évolution. Surtout, d’être responsable de cette dite évolution. Ce n’est pas chose facile de réaliser que nous sommes parfois notre pire ennemi. Que nous sommes la source de cette colère ou encore de cette insécurité qui nous habite. Certes. Mais c’est rassurant de savoir que l’on peut se mettre en action pour que ça change.

Le début de l’année est selon moi la meilleure période pour se projeter dans le bonheur. Pour se créer des plans réalisables, qu’ils soient petits ou plus grands, qu’ils soient tangibles ou émotifs. Tant qu’ils sont pour nous. Ce « nous » représente bien des choses, évidemment. À nous de le définir. De nous connaître. De savoir ce que nous souhaitons conserver près de nous, dans notre vie, dans notre cœur. Je sais, ça frôle la poésie bas de gamme, mais y’a rien de plus vrai pareil. Pis y’a rien de plus tough. C’est difficile de prendre des décisions, de les assumer. Mais au fil des années, on réalise que c’est nécessaire et qu’au fond personne n’en meurt. Tout le monde fait de son mieux pour plaire, pour respecter ses engagements, pour s’impliquer dans ses relations d’amitié, etc., mais parfois le mieux à faire pour soit ne se résume pas à cela, il se trouve ailleurs et c’est correct d’aller l’explorer ce « ailleurs-là » aussi longtemps qu’on en ait besoin. Parce que c’est pour nous. Pis c’est important.

2018. Tu m’auras vu me battre pour ma vie, apprendre à devenir maman, avoir mal, vivre de l’incompréhension et de l’insécurité, vivre de la fierté en regardant ma fille, m’endormir dans les bras rassurants de son père, pleurer encore, partager des moments heureux avec mes amis et ma famille et j’en passe. Tu n’as pas été parfaite. 2019 ne le sera pas non plus. Parce que c’est comme ça la vie. C’est beau pis c’est laid, des fois les deux en même temps et des fois un à la fois. Mais 2018, je ne te demande qu’une chose. Que ta fin soit belle. S’il te plait.

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La beauté du temps des fêtes

Par Katrine Delorme

Il serait facile de débuter en parlant de chocolats chaud, de films de Noël, de couvertures de laine ou encore de bonhommes de neige, mais il est plus important encore de parler de famille. Ce dernier mot résume ma plus grande priorité pour le temps des fêtes à venir. La famille. Les enfants. Ma fille. L’essence même de la poésie de décembre.

Cette période demeure grise dans ma mémoire. Un mélange d’euphorie et de vulnérabilité. Un peu comme la maternité ou devrais-je dire la « parentalité ». Ce fameux voyage. Le plus long des voyages en backpack que deux humains, souvent amoureux ont choisi de faire ensemble avec des sacs plutôt vides. Parfois, ils oublient qu’ils ont le meilleur des outils en leur possession, leur cœur. Cet instinct qui les amène plus souvent qu’autrement à prendre les bonnes décisions, allant des plus difficiles aux cadeaux qu’ils feront lors du réveillon. Ce n’est pas toujours facile de choisir quelque chose de significatif alors que les enfants possèdent tellement d’objets. Alors pourquoi ne pas miser sur le temps? N’est-ce pas là le plus beau des présents? Le temps. Je sais, c’est un peu quétaine ou tout ce qu’on voudra. On le sait tous, mais on le fait peu. Pour plein de raisons auxquelles on accorde de la valeur. En ce sens, prendre la décision de donner du temps alors que les minutes semblent nous filer entre les doigts devient encore plus significatif.

Noël devrait avant tout rimer avec simplicité. Ce sont des moments en famille à chérir et bien-sûr qu’il y a des obligations qui se glissent à travers tout cela, mais avant de s’essouffler de tous les côtés, demandons-nous où nous avons vraiment envie d’être. Avec qui nous avons envie de partager le plaisir des fêtes. Au moment d’écrire ces lignes, je recevais l’infolettre du blogue Ruban Cassette qui mise sur l’importance du slow living et du JOFO (joy of missing out) et au-delà du fait que c’est un concept très tendance actuellement, je prends de plus en plus conscience de l’importance de dire non, de « miss out » de temps en temps, pour mon bien-être et celui de ma famille.

En ce sens, passer du temps avec ma fille pour qu’elle se rappelle de nos traditions de Noël dans la joie et la douceur est tout ce dont j’ai envie. Et vous?

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Être forte

Par Estelle Berrouard

Durant la dernière année, j’ai vécue plusieurs épreuves qui m’ont fait du bien comme du mal; la maladie de maman décrite dans mon dernier article ou l’achat de ma toute première maison avec mon conjoint. Le jour et la nuit quoi.

Cette montagne russe d’émotions a amené autour de moi de bonnes comme de mauvaises personnes, des moments que je veux oublier et certains que je veux garder près de mon coeur et de bons et de moins bons commentaires.

« T’es vraiment forte. »

« Tu aurais tellement pu t’éffondrer souvent mais je t’ai toujours vu bien droite et souriante. »

Mais c’est quoi ça?

C’est quoi « être forte » ? Pi c’est quoi « se tenir droite » ?

Pour vrai, j’en aie entendu des commentaires essayant de me remonter le moral quand ça allait plus ou moins bien mais ceux-là, comprend pas.

C’est quoi une personne forte ? Elle trouve où sa force cette personne là ? Elle se tient droite et elle sourit quand elle est avec toi ?

C’est sûrement qu’elle a assez pleurer toutes les larmes de son corps le soir dans son bain pour ensuite aller se lover sur son amoureux où elle y trouve la force de se tenir bien droite le lendemain. Oui, elle s’est effrondrer la veille. Breakdown. Pu de son. Pu d’image.

Personnellement, j’ai réussi à trouver le courage de continuer en puisant ma force chez mon chum. Ben oui. Quétaine de même. Je sais qu’il est pu capable de m’entendre parler rendu dans le lit ben brûlé le soir et qu’on ne vit pas ces situations de la même façon mais il est là. Toujours là quand ça va pi quand ça va pas. Depuis bientôt 4 ans. Ma force c’est lui, mes deux chiens et ma petite maison, mon havre de paix. À chaque claque dans la face, j’avais ce baume pour apaiser la sensation de brulûre. Sans ça, non je ne pense pas que je serais aussi forte. Forte à ma façon.

Réconfort, amour, temps et attention. La recette parfaite.

Avant de dire à une personne qu’elle est forte et que sa stature semble bien droite, demandez-vous qu’elle est votre recette. Le « mix » pour votre force pis la colonne bien drette. Vous verrez que la recette peut souvent être simple à faire comme extrêmement compliquée.

N’ayez pas peur de délaisser cette force le temps d’évacuer ce qui vous « down ». Être forte c’est pas une job à temps plein. Tu peux prendre un break quand t’en peux plus.

Le calme après la tempête.

C’est cliché mais tellement vrai.

Merci à mon chum; Alex Gagnon de m’accompagner dans la folle aventure qu’est la vie depuis bientôt 4 ans. Je t’aime d’un amour complètement fou.

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Il y a un an, je devenais maman

Ça fait aujourd’hui un an que j’ai la chance de me faire appeler maman et quelques mois de plus que toute cette belle aventure est commencée. Une aventure pas toujours facile mais la plupart du temps magique et extraordinaire. Celle qui me fait me sentir vivante, confiante et en parfait harmonie avec moi-même. Celle qui me rappelle que la vie n’est pas parfaite mais que ça vaut dont la peine. Celle qui me fait vivre toutes sortes d’émotions, qui me fait redécouvrir les choses sous un nouvel angle, qui rend chaque aspect du quotidien plus grandiose. Devenir maman n’a pas changé l’essentiel de qui j’étais. Je pense toutefois que je réussi continuellement à devenir une meilleure personne en découvrant des aspects de moi-même que je ne connaissais pas auparavant. Je souhaite aussi être la meilleure personne possible pour lui, pour le guider et lui transmettre mes valeurs. Voir la vie au travers les yeux de mon fils me fait apprécier chaque chose, chaque instant, chaque petit bonheur que la vie nous apporte. Le voir grandir, découvrir, apprendre et s’épanouir me rend dont émue et dont fière.

Il y a un an, je faisais la plus belle rencontre de ma vie mais je vivais aussi les émotions les plus intenses de mon existence. À la fois de la joie d’avoir mis au monde mon premier enfant, mon petit miracle tant attendu, à la fois la peur la plus profonde de le perdre aussitôt. Suite aux événements entourant sa naissance, j’ai compris. J’ai compris que plus jamais je n’aurais l’esprit tranquille en pensant à la santé et au bien-être de mon enfant. À quel point ça fait mal d’aimer à ce point-là. J’aurais souhaité qu’il demeure dans mon ventre, pour éviter de devoir rentrer à la maison la coquille vide et dans le néant de ce qui nous attendais. Je me suis sentie coupable. C’était égoïste de ma part de mettre au monde ce petit être sans défense qui n’a rien demandé et qui, même pas encore arrivé sur terre, doit déjà se battre. J’aurais voulu lui offrir un cocon de douceur et que son arrivée parmi nous soit douce et belle. Le seul moyen de me consoler a été de me dire qu’il ne manquerait jamais d’amour. Que ce serait le bébé le plus aimé par ses parents de tous les bébés du monde. Je sais, on se dit toutes ça mais j’avais besoin de m’accrocher à quelque chose de fort pour passer au travers mes inquiétudes et quoi de plus fort que l’amour d’une maman pour son bébé?

Un an plus tard, je suis tout de même nostalgique de ses premières semaines passées en famille, à l’hôpital. Je suis émue de réaliser que ça fait 12 mois. Nous avons de la chance, tout s’est bien terminé alors ça rend évidemment le tout plus doux dans mes souvenirs. Alexis est en pleine forme. Ce n’est pas tous les parents qui ont cette chance et chaque jour j’y pense.

Tout ça, tout ce qui s’est passé à partir du moment où j’ai su qu’un petit bout d’humain avait choisi mon ventre pour grandir, ça fait partie de notre belle histoire ensemble. 12 mois d’amour inconditionnel, de câlins, de cocooning, de rires, de pleurs, de microbes (dieu sait que nous n’avons pas été épargnés!), de découvertes, d’apprentissage et de pur bonheur. Un hiver tout doux juste nous deux à la maison, un printemps de premières découvertes, un été rempli d’activités puis un début d’automne d’adaptation, avec le travail et la garderie. Je trouve ça tout simplement merveilleux de découvrir sa petite personnalité bien à lui au travers ces différentes étapes. Tous les moments qui marquent sa première année parmi nous, tout ce qu’il apprend, accomplis et l’émerveille d’un jour à l’autre, tout ça, ça restera évidemment gravé dans ma mémoire à tout jamais.

Aujourd’hui, mon fils a un an et je suis la plus heureuse et reconnaissante des mamans.

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La fameuse charge mentale

On m’a déjà dit que ça ne paraissait pas au travers mes réseaux sociaux mais oui, moi aussi, je me sens parfois dépassée. Dépassée par la vie qui va trop vite, les tâches qui s’accumulent, les nuits trop courtes, les choses que j’aurais voulu réussir à faire mais que je n’ai pas faites, le ménage qui ne dure jamais, les repas, les lunchs, le bain, les rendez-vous, les crises de larmes, les microbes qui ne nous lâchent pas, les commissions, le trafic, le chien qui fait pipi sur le tapis, qui vomi quand je suis déjà en retard le matin, les fins de semaines qui servent à nettoyer, faire l’épicerie, le lavage et à planifier de nouveau la semaine qui commence, pour être capable de s’en sortir, avoir des lunchs et des vêtements propres. Dépassée par la routine qui laisse peu de place à autre chose de plus spontané. Par mon fils qui refuse que je le dépose par terre quand je voudrais juste réussir à faire à manger. Ça l’air vraiment déprimant dit comme ça mais tout ça, ça me roule constamment dans la tête. Ma tête est toujours pleine de choses « à faire », « à penser », « à ne pas oublier », « à gérer ». Parce que je pense toujours à la prochaine chose sur ma liste. À ce que j’aurais voulu avoir le temps de faire, à ce que je dois prévoir en plus de ce que j’aurais aimé faire pour moi (yoga, marcher, écrire, lire). Pis ça me décourage. Parce que si je ne planifie pas, j’oublie constamment des choses. Pis ça me stress encore plus, parce qu’on me le reproche et parce que je perds en quelque sorte le contrôle.

Je sais que c’est quelque chose sur laquelle je dois énormément travailler. Être dans le moment présent, en profiter. Lâcher-prise, surtout. En profiter parce que ça passe vite. Parce que je suis en santé, ma famille aussi et que la vie est un privilège. Parce que mon fils ne restera pas petit encore bien longtemps pis que je vais m’ennuyer de mon bébé. Arrêter de regarder en arrière avec nostalgie et profiter de l’instant présent avec bonheur. Je l’aime ma vie, je l’ai choisie et je ne l’échangerais pour rien au monde. La majorité du temps, j’y arrive. Mais je dois y arriver plus souvent. Je dois être capable de prendre du temps pour moi même si la maison est en bordel. Je dois être capable de profiter de nos moments en famille sans avoir la tête pleine. Je dois être capable de surmonter mon état de fatigue sans constamment me rappeler à quel point je voudrais dormir. Je dois être capable d’arrêter de me comparer avec les autres mamans d’internet. Parce qu’on a ben beau le savoir ce qu’on doit faire, c’est pas toujours facile d’avoir le contrôle sur notre mental.

Cette année, parce que la rentrée est pas mal plus signe de renouveau pour moi que le fameux 1e janvier, j’en fais mon défi personnel. Être capable de surmonter cette fameuse charge mentale. À mettre plus souvent sur papier tout ce qui me stress, pour pouvoir me les enlever de la tête. Faire ce que je suis capable de faire et ce que j’ai envie de faire, sans me mettre de pression. L’automne, c’est le parfait moment pour ça en plus, parce que tout est réconfortant. Le temps frais rend pour moi les choses plus douces, plus lentes. En y allant une chose à la fois, je sais que je peux y arriver.

Ça vous arrive de vous sentir dépassée?
Que faites-vous pour y remédier?
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Le désir de plaire

Par Katrine Delorme

De façon générale, je crois qu’on essaie tous de plaire. On s’adapte aux situations, aux gens, on apprend à les connaitre, on respecte les standards, on « gage » ce qui est acceptable pis on fait de notre mieux pour nager dans cet amalgame d’analyses. On va se le dire, c’est pas toujours facile. On peut facilement se perdre à travers tout cela.

Mais comme ils disent, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Pis c’est fatiguant vouloir plaire à tout le monde.

Parce que ce n’est pas vrai. On ne peut pas toujours être sur notre 31. Des fois on est sur notre 28 et ça arrive même qu’on soit sur notre 19. Pis c’est correct.

La vie c’est aussi vivre avec nos faux pas. Parce que des fois on se trompe, on fait des erreurs, on parle trop vite, on déçoit, on est pas à notre meilleur. Mais on ne pourrait jamais être à notre meilleur si ce n’était de ces moins beaux moments. Ça démontre que nous sommes humains. Surtout que la perfection n’existe pas. Et que même si on a des moments moins victorieux, on reste une bonne personne. Avec nos qualités et nos défauts, mais avec un bon fond. Pis c’est ça le plus important. Avoir un bon fond. J’ai tendance à penser que pas mal tout le monde à un bon fond. On pourrait débattre longtemps là-dessus. Je sais. Parfois, pour certaines personnes, il se transforme, se déchaîne, les paralyse. Mais les quitte-t-ils vraiment?

N’est-ce pas en admettant nos erreurs, en repentant, en acceptant de s’excuser, de changer que l’on devient la meilleure version de nous-mêmes?

Et qu’en est-il de nous plaire à nous-mêmes? Cela passe-t-il automatiquement par l’approbation des autres? Ou est-ce notre propre décision? Ou peut-être est-ce les deux? Je ne sais pas. Et vous?

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Souhaits d’anniversaire

Par Katrine Delorme

Dernièrement, Cindy a soufflé 25 bougies. D’ici quelques jours, ce sera mon tour. À mon tour de laisser dernière moi une autre année remplie de moins belles expériences, mais surtout de moments formidables.

Dans mon cercle d’amis, avant, un anniversaire c’était l’occasion de fêter, de boire – de boire trop – et de danser. Maintenant, c’est bien différent. Ça sert davantage à réfléchir sur l’avenir, à revisiter nos accomplissements, nos fiertés et surtout à prévoir la prochaine année. Prévoir dans le sens de s’améliorer, de se donner des objectifs, des buts à atteindre autant au niveau personnel que professionnel. Juste s’améliorer en tant qu’humain. Parce qu’on est pas parfaits.

On est tous moins patients, moins respectueux et j’oserais même dire hypocrites à nos heures. Même si on devrait pas dire ça parce que c’est pas beau d’admettre ces choses-là. Mais c’est honnête. On est humain. L’important, c’est d’en prendre conscience et essayer d’être la meilleure version de soi le plus souvent possible. Ça fait « phrase quétaine à deux cennes », mais maudit que c’est vrai pareil.

Mon souhait pour mes 29 ans, croire en mes opinions. Les trouver belles. Les trouver bonnes et arrêter de les remettre en question. Surtout, reconnaître que je suis assez. Que ce que je suis c’est suffisant. Continuer de donner dans la mesure de ce que je suis capable de faire, sans remords ni culpabilité lorsque cela ne convient pas. Moins critiquer ce que me reflète le miroir. Continuer d’être fière même lorsque je me sens critiquée. Accepter les choses, les gens comme ils sont. Arrêter d’en vouloir plus. Bref.

Ce sont, j’ai l’impression, les souhaits d’une vie. Ça va demander du travail. Un travail émotionnel que nous ne nous permettons pas toujours de faire dans la foulée des évènements de la vie. De la rapidité de la vie.

Déconstruire ces paradigmes, défaire nos propres mauvais plis, c’est long. Mais c’est beau. Pas mal beau.

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