Wonderful two

Par Katrine Delorme

Au moment d’écrire ces lignes, je me sens à bout, le fameux « à boute », d’un peu tout, « d’un peu toute ». Mais je ne voudrais surtout pas que tu penses que je suis à bout de toi. Je ne le serai jamais. Je souhaite que même lorsque mes émotions sont toutes mêlées j’arrive à te montrer à quel point tu fais briller mon cœur. J’espère te montrer que je suis humaine et que c’est correct de se sentir « overwhelmed », qu’il faut apprendre à bien le gérer et que ça va passer. J’espère ne jamais te donner l’impression que tu es une terrible two. Parce que, ma douce, tu ne l’es pas. Je refuse l’idée que parce que ton développement m’amène à me questionner, me dépasser, à faire différemment, que ce soit toi le problème. Parce qu’il n’y en a pas de problème, il y a seulement un enfant et un parent, deux parents, qui apprennent à vivre ensemble, à instaurer un cadre dans lequel tous se sentent bien, se sentent à leur place.

Crédit : @katrinedelorme

J’écris ça avec toute mon âme, mais je ne suis pas plus sainte qu’une autre, rassurez-vous. J’ai un peu le goût de pleurer, parce que je ne dors pas assez, parce que je ne sais pas comment réagir quand tu te mets à me donner des coups, quand j’essaie d’être sévère ou encore que j’hausse le ton et que tu ris, pour plein d’autres raisons. Je comprends qu’à travers tout ça, tu es en train d’apprendre à être toi. Cette petite étoile de presque deux ans qui se trompe parfois de chemin et qui côtoie les éclairs pour atterrir dans nos bras. Ils seront toujours là pour toi, nos bras. Parfois fatigués, moins insistants, apeurés, coupables, tristes, mais toujours là.

Peut-être que ce texte est motivé par le fait que je trouve ça plus difficile ces temps-ci, pas à cause de toi, à cause de tout. Oui. Mais je voulais simplement te dire que j’espère que tu ne seras jamais à boute de moi, de nous.

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Plus de bonheur, moins du reste

Par Katrine Delorme

Vous l’aurez compris, ce texte est inspiré du livre du même nom, brillamment écrit par Josée-Anne Sarazin Côté, qui a pour thème le minimalisme sacré et dont j’aimerais faire l’éloge. J’utilise le mot éloge, car c’est naturellement comme ça que je le ressens. Ce livre est exactement ce dont j’avais besoin. Lors de ma lecture, j’étais littéralement éblouie, chaque page répondait à mes attentes, me faisait du bien, me faisait vivre un malaise si grand que j’ai pris plusieurs semaines pour le terminer. Ce malaise m’habite déjà depuis un moment, parfois je lui donne le micro, plus souvent je l’enfouis très loin derrière la montagne de changements que cela impliquerait. Du moins, c’est ce que mon cerveau essaie de me faire croire afin qu’on ne passe pas à l’action tout de suite, qu’on ne se déstabilise pas trop vite. Et je sais que ce livre me permettra de garder éveillés ces petits éclairs qui vivent en moi et qui ne demandent qu’à exploser bien fort dans le ciel afin que le soleil ne nous quitte plus.

Crédit : Instagram @katrinedelorme

En toute honnêteté, au début, j’avais peur de m’embarquer dans une histoire de sorcière. Je le dis avec toute la gentillesse du monde, car je respecte sincèrement les croyances des gens et l’importance de l’aspect Ouitch dans leur vie, mais cela ne me rejoint pas personnellement. J’avais donc peur d’être déçue, de ne pas me sentir interpellée. Et ce fut tout le contraire. Tout m’a parlé, enfin si c’est possible, ou presque. Je ne me suis pas sentie jugée de ne pas être rendue à la même place. Je n’ai pas senti la pression de me rendre à cette dite place, au contraire, j’ai compris qu’il fallait que je trouve la mienne. Dans ce tourbillon écominimaliste qui nous entoure, il peut être difficile de se positionner, de reconnaître ce qui est réellement important pour nous sans être influencé par tout le reste. Josée-Anne, à travers les différents chapitres de son livre, nous amène d’abord et avant tout à nous questionner afin que les changements que nous déciderons d’apporter soient alignés avec nos valeurs et nos objectifs personnels, d’où l’expression « minimalisme sacré », puisque c’est le nôtre, celui que nous aurons pris le temps de définir et d’élaborer.

Crédit : Instagram @katrinedelorme

Je sais déjà que je vais le relire, probablement plusieurs fois, que je vais prendre le temps de répondre à chacune des questions proposées, à mon rythme bien sûr, afin de plonger dans mes réflexions, faire ressortir mes incohérences et changer les petits et gros détails qui ne contribuent pas à mon bonheur.

Bref, je vous le conseille vraiment très fortement!

Pour la découvrir sur les réseaux sociaux :
Instagram : @joseeannesarazincote ; @ouitch
Facebook : Josée-Anne Sarazin Côté
Site internet : www.joseeannesc.com

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Quand le drame se faufile

Par Katrine Delorme

Le drame se faufile autour de moi depuis quelque temps. Il surplombe nos têtes attendant le «bon moment» pour déverser sa pluie de questionnements, d’injustice et surtout de tristesse. Il tonne fort et les nuages ne semblent pas vouloir quitter le ciel.

Je lui crie après. Souvent. Je hurle en silence pour lui dire de laisser passer la lumière. Je lui chuchote de laisser tranquille les gens que j’aime. Il ne m’écoute pas. Il n’y a rien à faire. Je le hais. Il me fait vivre tellement d’impuissance. Car, nous voudrions toujours en faire plus dans ce genre de situation. Quand nos amies, nos proches ont mal, nous souhaitons leur venir en aide, dans la limite de ce que nous sommes capables, afin que ça passe vite et que la vie reprenne son cours. Mais est-ce vraiment possible? De retourner à «comme avant». Il semblerait que non. Il ne nous laisse pas faire. Il nous transforme. Il ne laisse de la place que pour la prochaine version de nous-mêmes. Celle qui aura traversée le mal. Celle qui sera écorchée, mais plus forte. Pis la version entre les deux, elle, on en fait quoi? Elle peut facilement devenir épuisante cette version-là. Pour nous, surtout pour les autres. Les gens n’ont pas la patience de s’occuper de quelqu’un qui ne feel pas trop longtemps. Ça use, tu sais. Mais ils font ce qu’ils peuvent.

C’est ce que j’essaie de faire. Ce que je peux. Mais est-ce assez pour que tu ailles mieux? Pour que tu n’aies plus mal. Bien sûr que non. Parce que je ne peux rien y changer. La vie te confronte à un obstacle. Un autre. Un gros. Mais, je le sais au fond de moi que tu seras capable. Pas toi? Écoute moi, tu as le droit de ne pas le savoir, mais crois-moi, tu y arriveras. Tu en garderas un souvenir qui sera lourd, qui fera de moins en moins mal à ton âme. Il restera toujours là, faisant de toi, cette nouvelle version de toi-même. Qui sera belle. Forte. Ambitieuse. Merveilleuse.

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Il est où le bonheur? Tout nu sur la plage

Par Katrine Delorme

Mise en contexte : ma nièce a uni les paroles de Christophe Maé et des Trois accords afin d’en faire qu’une seule chanson : Il est où le bonheur, il est où? Tout nu sur plage, tout nu sur plage! Et je trouvais ça cute. Et ça m’a mené à réfléchir…

Il est où le bonheur … je ne sais pas. En fait, je ne suis même pas certaine de savoir c’est quoi. C’est tellement flou l’idée du bonheur. Ce concept qu’on souhaite tant atteindre sous peine d’avoir l’impression de manquer quelque chose.

C’est vrai que par bout, j’ai l’impression que je le trouverais uniquement toute nue sur la plage, pis d’autres fois il me semble qu’il surgit entre une bonne tasse de latte, une couverture et un livre. Je le perds des fois. Je le perds de vue. Je le regarde partir et je ne le retiens pas. Il ne se retourne pas non plus. Il me laisse là les bras pendant, le regard troublé. L’affaire c’est qu’il m’a déjà dit que c’était à moi de lui demander de rester, de lui faire plus de place pour qu’il puisse rester toujours. Mais parfois je me laisse emporter par tout. Tout à l’entour de moi semble m’envahir et prendre toute la place. Et dans ces moments-là, j’ai beaucoup moins de temps pour lui. Alors il s’en va. Puis je me surprends à m’en ennuyer, alors j’épure, je m’écoute, je prends mon temps et je le donne « juste » à qui ça me tente et ce n’est pas toujours aux mêmes personnes, parce que je réalise que j’ai le droit. Le droit de le garder pour moi, d’être juste moi, celle qui déçoit pis qui n’est pas parfaite tout le temps. Ça aussi je l’oublie des fois. Mais ça revient, en même temps que le bonheur. Parce qu’au fond il est partout à la fois. Partout où on décide de l’amener. Partout avec qui on décide de le partager. Partout, tant qu’on le décide. Et c’est ça qui est tough. Assumer que c’est nous qui avons le pouvoir sur notre bonheur. Parce que ça oblige à passer à l’action, à changer ce qu’on aime moins, à se trouver une plage pour se mettre tout nu si c’est ce qu’on veut.

Je ne sais pas trop où je m’en vais avec ça. Je réfléchis avec vous parce que j’aime ça, parce que ça m’apaise, parce que la plage c’est bien beau, mais des fois ça prend un peu plus que ça quand même.

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Éclater en milliers de morceaux de verre

Par Katrine Delorme

As-tu peur de mourir? C’est la question que je ne lui ai pas posée. C’est pourtant la première qui m’est venue en tête lorsque j’ai su. Lorsque j’ai éclaté en petits morceaux de verre comme dans cette fameuse publicité. Ces morceaux de verres à elle devaient être encore plus petits que les miens. Ça en fait plus à recoller. À reconstruire. À ne pas perdre. Assise en face de moi, je l’écoute répondre à mes questions sur cette maladie qui a décidé de prendre abri dans son corps. En partant avec une partie de celui-ci. Une partie bien féminine. Belle. Pas irremplaçable parce qu’il semblerait que c’est une des premières choses qu’ils font maintenant, t’en mettre un tout nouveau. Mais pas le sien. Parce qu’il était trop malade. Malade. Quel drôle de mot. Le même passant d’une grippe à ce fichu démon qui agrippe tant de vie. Le même mot pour une intensité incomparable. Pour un «petit bobo» et une maladie. Pourtant, elle n’a pas « l’air malade », malgré sa perte de cheveux. Avoir l’air malade, je ne sais même pas ce que je veux dire par là. Peut-être en fait que je ne trouve pas ça juste. Peut-être aussi parce que j’ai toujours eu une peur bleue du cancer et que le savoir au sein de ma famille m’effraie encore plus. Vous voyez ce que je fais? Je vous parle de ma peur. Alors que ce n’est pas moi qui le vis. Mais on fait tous ça, non? Je signais un texte sur le blogue Roby & cie il n’y a pas si longtemps concernant Feue Johanne Fontaine et Annick Lemay et je me souviens qu’au moment de l’écrire j’ai été envahit d’une grande tristesse. Je me suis dit « Et si ça m’arrivait, aurai-je le même courage? » Et c’est ce que je me demande encore aujourd’hui. J’y écrivais d’ailleurs ceci: « Surtout, comment ne pas avoir l’air ingrate d’écrire ce texte, moi jeune, presque trentenaire en santé. La vie m’a déjà durement écorchée récemment. Elle m’a presque quittée. Bref. Mais quand la santé revient, on oublie qu’elle peut repartir. Que ce n’est pas pour la vie la santé. Que c’est pas gratuit ni acquis. Qu’il faut essayer de la préserver et que même si on fait de notre mieux, du jour au lendemain, elle peut nous être arrachée. »

La santé. Cette fameuse santé, qu’on nous souhaite chaque année sous les lumières du sapin qui trône au centre de nos maisons. Comme cette fichue maladie qui lorsqu’elle entre dans nos vies semble y prendre son trône. À ça j’aurais simplement envie de dire: restons donc reines. Comme elle.

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Retour sur notre voyage en Afrique

Par Katrine Delorme

Dernièrement, nous avons traversé l’océan afin d’aller rencontrer les origines tunisiennes de notre famille et ce fût une expérience mémorable. À notre retour, j’écrivais sous une publication Instagram un petit texte et je ne vois pas de meilleure façon de vous en parler aujourd’hui :

« Ma belle Tunisie, on se quitte bientôt. Au premier regard, tu m’as laissée perplexe. Je t’ai d’abord trouvé sale. Comme quoi le souci de l’environnement ne fait pas partie de tes valeurs. Il faudrait remédier à ça, tu sais. Puis, j’ai découvert des parties de toi qui m’ont chaviré. Tu es somptueuse. Tes plages et ta mer qui s’étendent à perte de vue, tes montagnes, tes champs tous plus vastes les uns que les autres, tes portes bleues qui décorent poétiquement les maisons un peu partout dans la ville et tes fleurs aux tons rosés m’ont complètement enivré. J’ai aussi découvert tes petites manies, comme garder tes moutons sur le bord de l’autoroute, conduire comme s’il n’y avait aucune règle de circulation, jouer avec les enfants comme s’ils étaient tous les tiens et fonder des cafés qui ne sont que pour les hommes. Tout ça est si loin de mon quotidien. Et ça m’a fait du bien. Merci de m’avoir permis de me rappeler que le monde est plus grand que ma parcelle de réalité, que mes angoisses ne valent pas le coup et que ma fille et son père sont les deux humains avec qui je me sens le mieux. Tu fais partie d’eux et après ces quelques jours ici, j’ai l’impression que tu fais aussi partie de moi. Merci ma Tunisie. »



Cette envolée vers un autre pays où je ne reconnaissais rien, ou j’étais la seule à la peau pâle, puisque nous n’habitions pas dans un quartier connu et qu’il n’y avait pratiquement pas de tou-ristes, m’a traversée. Enfin, c’est le mot qui me vient en y repensant. J’ai été traversée par cette différence, la promiscuité entre les membres de leur famille, de ma famille maintenant. Mes yeux et mon âme ont vu des paysages qui ne demandent pas de mots. La mer est selon moi une des plus belles « choses » au monde, sa tranquillité féroce mélangée à la beauté des plaines de la ferme familiale auront une place particulière en moi pour longtemps. Très longtemps.

Je n’ai jamais été de celles qui pensaient que pour se réaliser il faut voyager. Toutefois, j’ai toujours ressenti ce besoin, ici et là, de partir, de m’évader de mon quotidien. Pas parce que je ne le trouve pas doux, simplement parce que j’aime goûter à d’autres douceurs sans avoir de responsabilités, et ce, bien sûr avec mes proches. J’espère sincèrement que nous repartirons vers ce genre d’aventure avec notre fille afin de lui faire découvrir des petits bouts de pays, mais surtout pour être ensemble ailleurs.

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La vie : Réalité VS Attentes

Par Estelle Berrouard

On s’en fait tous des attentes. Pis ça, dans tout pis n’importe quoi.

Cette fête-là va être folle raide !

Ce voyage va être le voyage de ma vie !

J’ai assez hâte à l’année prochaine pour enfin avoir mon chez-moi ! Depuis le temps qu’on en parle !

Mais tu sais comme moi que ça ne se passe jamais comme prévu. En fait, si t’as un bon bagage d’événements poches ou très heureux à ton actif; tu le sais.

Personnellement, j’ai toujours pris le train quand il passait.

J’emménageais après 3 semaines de relation avec mon copain. Que ça marche ou pas, on aura essayé. On est encore ensemble depuis plus de 4 ans pour votre information. Incendie dans mon appartement; on se revire de bord avec le soutien de nos proches. Un mois et demi plus tard ; un plus grand et un plus bel appartement.

Magasinage de maison pas pressé. 6 visites pis on a un coup de cœur. On n’était clairement pas dans l’urgence de trouver, mais nous trouvons.

Je pourrais en énumérer pleins de situations qui m’ont offert le choix de me créer des attentes pour la suite, mais je ne l’aie pas fait. J’ai suivi le courant en appréciant chaque leçon que la vie m’amenait.

Oui dans celles où j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps je me remontais le moral en me disant que c’était temporaire, mais jamais je ne voyais la suite dans un beau cadre tout illuminé. Pourquoi? Parce que j’avais rarement le contrôle de ce qui entourait le cadre. Et à l’inverse, quand j’avais beaucoup plus que ce que j’espérais, comme l’achat plus rapide de notre première maison, j’étais tout simplement encore plus reconnaissante à ce que la vie m’amenait. J’appréciais le moment présent au lieu d’attendre ce qui pourrait se passer demain.

Moins d’attentes = moins de déceptions.

Pourquoi on se crée des attentes au juste?

Je ne dis pas que je m’en suis jamais créé des attentes, loin de là. Mais depuis que le train passe et que je réussis à le prendre quand je peux, les déceptions sont en pente descendante alors que la réalité me ramène vers le haut.

On aime ça se faire du mal dans le fond pis de se dire que ça aurait dont pu être le fun si ci ou ça ne serait pas arrivé.

Se faire du mal à propos de chose dont nous n’avons, le 3/4 du temps, aucun contrôle.

J’espère que le train passera bientôt chez toi pis que tu laisseras tes attentes aux vidanges en appréciant la parfois dure, mais si tendre réalité.

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30 ans plus tard

Par Katrine Delorme

D’ici quelques jours, j’aurai 30 ans. Une autre décennie fera désormais partie de ma vie. Soudainement, grâce à ce chiffre, je partirai rejoindre le royaume des grands.

J’ai toujours voulu être grande, je me disais que j’aurais davantage confiance en moi, qu’avoir un enfant dissiperait mes doutes et mes craintes. I wish. Disons doucement que ça en enlève quelques-unes et en fait naître de nouvelles. Et c’est correct. Au fond, si du jour au lendemain tout se dessinait devant nous, si les branches de nos doutes étaient balayées du chemin par ce vent rassurant que l’on recherche malgré nous, serions-nous mieux, apaisés, fortifiés? Je ne connais pas la réponse à cette question, mais j’ai l’impression que certains doutes partagent notre route afin de nous amener plus loin. Et c’est cette capacité à nous dépasser qui nous rend plus confiants. C’est donc dire que parfois le doute est nécessaire. Je ne sais pas. Je ne sais trop.

Certaines réflexions m’habitent parfois sans que je ne sache quel rocher elles frapperont, quels nuages les feront rêver et surtout qu’est-ce qui les ramèneront à la réalité. Parfois, elles restent, parfois elles partent, souvent elles reviennent.

Longtemps la vie a été simple et belle puis un évènement surgit et en cet instant elle nous rappelle qu’elle est fragile et quelquefois un peu laide. N’ayons pas peur des mots, la maladie, le sang et la souffrance c’est laid. On attend que ça passe et on se dit « je ne me laisserai plus avoir par… » Par toutes ces choses que l’on accepte qui nous font mal ou du moins qui ne nous font pas du bien. Mais on le sait tous que ça ne durera pas, on finira par oublier et on recommencera…On recommencera comme avant. Parce qu’il y a de ces choses que l’on préfère ne pas se rappeler. Même si au fond elles étaient là pour nous montrer notre force, notre détermination et l’amour qui nous entoure. C’est simplement plus facile ainsi, vous le savez.

30 ans. Suis-je prête pour le royaume des grands? Vous, l’étiez-vous?

Je ne veux surtout pas arrêter de douter, mais j’aimerais douter moins fort. Avoir moins peur et porter ces lunettes roses qu’on tente parfois de m’enlever, encore plus souvent, encore plus fièrement. On n’a pas 30 ans tous les jours. Je peux donc bien décider quelle paire de lunettes j’ai envie de porter.

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Entreprise de boîtes postnatales : 4t

Par Katrine Delorme

Le 4e trimestre, d’une durée approximative de trois mois, débute après l’accouchement. C’est la rencontre d’une mère avec son nouveau-né, le moment de s’apprivoiser, surtout la période au cours de laquelle le corps se répare tout doucement. Dans certaines cultures, la maman et son petit reste au lit 40 jours après avoir donné naissance, afin de se reposer, de laisser le temps à la peau de se reconstruire et de bien cicatriser. Cela me semble bien loin de ce que l’on prône de nos jours.

Personnellement, mon 4e trimestre a été plutôt difficile. Hospitalisation, convalescence, douleurs physiques et j’en passe. Plein d’affaires très mêlées. Du pire au plus beau. C’est pourquoi le concept de l’entreprise 4t m’a sincèrement touché. Une compagnie qui se spécialise dans la confection de boîtes postnatales. Des produits pour nous faire du bien, pour nous aider à mieux guérir, passant des compresses d’allaitement Ömaiki, aux tisanes, aux huiles essentielles ou pour massage, aux baumes pour les mamelons ou encore pour les fesses de bébé, cette boutique en ligne vous charmera et vous y trouverez certainement un petit quelque chose pour accompagner vos moments « bien-être », et ce, même si vous n’êtes plus dans votre 4e trimestre. Le mien étant terminé depuis plusieurs mois déjà, la fondatrice, une Doula postnatale certifiée, m’a donné la chance de choisir mes cinq produits coups de cœur sur la boutique en ligne! Mes choix se sont arrêtés sur : le vapo bonne nuit, le shampoing sec pamplemousse-lavande, la chandelle La marée à la lavande, le bain d’avoine ainsi qu’une magnifique mousseline pour ma fille.

Vous avez donc la possibilité de choisir parmi les différentes boîtes préalablement préparées comme : la perfection, la vital, la fée marraine, la baby shower (et autres) ou encore de faire comme moi et de choisir un à un les produits que vous préférez afin de constituer, en quelque sorte, votre propre boîte personnalisée. Cela vous permettra par le fait même d’aller naviguer sur le site web et de jeter un coup d’œil à la section blogue afin d’en apprendre plus sur la maternité et ses petits-à-côtés!

Il me semble que l’arrivée d’un bébé est le meilleur moment pour apprendre à prendre son temps et à vivre dans la douceur. Qui sait, peut-être que ces boîtes pourraient vous amener une petite touche de réconfort!

Site internet : https://quatret.ca/boutique/
Instagram : @4t_boites
Facebook : @4Tboitepostnatale

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Ôde aux mots

Par Katrine Delorme

Les mots

Ils peuvent être joyeux, sans pardon ou encore silencieux. Ils veulent toujours dire quelque chose. C’est pour cela qu’on les utilise, non? Dire des choses. Pas toujours belles. Pas toujours laides. Comprendre le poids des mots, c’est pas facile. Parce que des fois ils sortent, comme ça. Sans qu’on y pense, sans qu’on y réfléchisse. Et on s’en veut. On se demande pourquoi ce sont ces mots-là qu’on a utilisés. Et alors on réalise que c’était ceux-là qui cachaient le mieux notre difficulté à nous exprimer. Même quand ce ne sont pas les bons mots qui sont utilisés, ils veulent dire quelque chose. Il faut parfois apprendre à lire entre les lignes pour les comprendre.

Écrire

Manier les mots, c’est aussi les assembler pour qu’ils forment un message. Pas toujours beau. Pas toujours laid. Souvent un mélange de nos émotions et de nos opinions. Souvent une façon de nous départir de nos angoisses. Parfois une manière de transmettre l’amour ou la colère. Aujourd’hui, une façon de se dire ce que l’on fait, où on le fait et quand on le fait. Comme si on ne pouvait plus fonctionner sans ces informations. Alors que les mots sont beaucoup plus que ça. Alors qu’il y a de si belles phrases qui peuvent se créer au-delà d’un message texte, pour écrire des histoires ou de la poésie. Alors que les mots sont si beaux lorsqu’ils sont utilisés pour nous faire voyager.

Lire

Comprendre les mots ce n’est pas toujours chose facile. Parfois, le « ton » des mots nous induit en erreur. On les comprend mal, on ne les interprète pas de la bonne façon. Alors ils peuvent nous faire mal. Quand ils sont lus comme ils le devraient, la plupart du temps, ils transportent au-delà des paysages. Ils font briller notre âme et sensibilisent notre cerveau à ce qu’il connaît moins. Parce qu’on connaît si peu des autres. Lire nous rend plus riches. Car la richesse, bien au-delà de l’argent, c’est la connaissance de l’autre, c’est le voyage à travers les écrits d’auteurs d’ici ou d’ailleurs.

Silence

Le silence. Leur arme secrète. Celle qui sans préavis brise des espoirs, des coeurs, surtout des sourires. Pourtant s’il n’existait pas, nous ne pourrions pas mesurer la valeur des mots. Nous ne saurions pas lesquels sont plus importants que les autres. On passerait notre temps à lancer des mots en l’air comme s’ils ne voulaient rien dire. On ne comprendrait pas l’importance des « je t’aime » et « je m’excuse » de ce monde.

Les mots, c’est ce qu’il y a de plus beau.

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