Souhaits d’anniversaire

Par Katrine Delorme

Dernièrement, Cindy a soufflé 25 bougies. D’ici quelques jours, ce sera mon tour. À mon tour de laisser dernière moi une autre année remplie de moins belles expériences, mais surtout de moments formidables.

Dans mon cercle d’amis, avant, un anniversaire c’était l’occasion de fêter, de boire – de boire trop – et de danser. Maintenant, c’est bien différent. Ça sert davantage à réfléchir sur l’avenir, à revisiter nos accomplissements, nos fiertés et surtout à prévoir la prochaine année. Prévoir dans le sens de s’améliorer, de se donner des objectifs, des buts à atteindre autant au niveau personnel que professionnel. Juste s’améliorer en tant qu’humain. Parce qu’on est pas parfaits.

On est tous moins patients, moins respectueux et j’oserais même dire hypocrites à nos heures. Même si on devrait pas dire ça parce que c’est pas beau d’admettre ces choses-là. Mais c’est honnête. On est humain. L’important, c’est d’en prendre conscience et essayer d’être la meilleure version de soi le plus souvent possible. Ça fait « phrase quétaine à deux cennes », mais maudit que c’est vrai pareil.

Mon souhait pour mes 29 ans, croire en mes opinions. Les trouver belles. Les trouver bonnes et arrêter de les remettre en question. Surtout, reconnaître que je suis assez. Que ce que je suis c’est suffisant. Continuer de donner dans la mesure de ce que je suis capable de faire, sans remords ni culpabilité lorsque cela ne convient pas. Moins critiquer ce que me reflète le miroir. Continuer d’être fière même lorsque je me sens critiquée. Accepter les choses, les gens comme ils sont. Arrêter d’en vouloir plus. Bref.

Ce sont, j’ai l’impression, les souhaits d’une vie. Ça va demander du travail. Un travail émotionnel que nous ne nous permettons pas toujours de faire dans la foulée des évènements de la vie. De la rapidité de la vie.

Déconstruire ces paradigmes, défaire nos propres mauvais plis, c’est long. Mais c’est beau. Pas mal beau.

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25 commandements pour mes 25 ans

Lundi, je soufflerai 25 bougies. Déjà. Chaque année, j’aime faire une rétrospective de tout ce que j’ai eu la chance de vivre et de réaliser mais aussi de choses que je souhaite mettre en application ou accomplir éventuellement. Cette fois, j’ai eu envie de procéder un peu différemment. Vous le savez, j’adore la lecture. Dans les derniers mois, j’ai lu plusieurs ouvrages ou romans qui m’ont marqués et qui m’ont rendu meilleure, en quelque sorte. Aujourd’hui, je me fais le cadeau de mettre sur papier 25 phrases qui me font du bien ou qui me ramène à l’ordre au quotidien. Des phrases et des citations que j’ai surlignées dans différents romans, recueils ou sur internet. Des phrases que des personnes de mon entourage m’ont dites. Des phrases qui m’interpellent particulièrement et qui me rassurent. Une liste de commandements, en quelque sorte. Cette liste, je me promets de venir la lire de temps en temps. Je l’aurai désormais toujours sous la main pour me rappeler comment je souhaite agir.

1. Je ne peux empêcher les événements qui surviennent mais je peux contrôler ma façon d’y réagir.
2. J’ai déjà traverser plusieurs épreuves, je ne vois pas pourquoi ce serait différent cette fois-ci.
3. Ça va bien aller. Même si j’en ai pas l’impression dans le moment, ça va passer.
4. Je laisse la vie suivre son cours. Je me réjouis de ce qu’elle m’apporte.
5. Je m’apporte à moi-même ce que j’apporte aux autres.
6. J’écoute et j’accueille mes ressentis, puis j’en tiens vraiment compte.
7. Je choisis ce que je crois, ce que je dis et ce que je fais.
8. J’essaie de trouver un juste milieu entre la gentillesse, ou la bonté qui font partie de moi, et une trop grande serviabilité qui me fragilise ou m’épuise.
9. L’amour peut venir de n’importe quelle forme de rapport authentique.
10. Je choisis de marcher avec les personnes qui me font avancer.
11. Je regarde la vie au-delà des imperfections.
12. Je me permets de ressentir toutes mes émotions en tendant vers la résilience et l’optimiste.
13. J’essaie d’aller vers le détachement, la non-possession de biens, le contentement et l’absence de convoitise.
14. Je repère mes craintes, et quand elles surviennent, je les observe, tout simplement.
15. J’écoute mes intuitions et leur fait confiance.
16. J’accorde de la valeur à ce que je souhaite réellement et je pose des gestes concrets qui vont en ce sens.
17. Plus je m’accepte comme je suis, plus j’accepte les autres comme ils sont, différents de moi.
18. Je laisse la joie s’épanouir en moi et autour de moi; je retrouve l’enfant que j’ai été, je prends soin de lui et lui fait confiance.
19. Je me connecte à moi-même régulièrement pour digérer mes émotions.
20. Je respecte mon besoin de solitude; je m’accorde du temps, rien que pour moi, même pour ne rien faire.
21. Je me crée une bulle de protection énergétique remplie d’amour pour éviter de me laisser affecter par tout jugement ou critique négative. De mon côté, j’essaie également de ne plus juger.
22. Je me détache et je lâche prise. J’évite de me mettre de la pression.
23. Je partage mes ressentis et fait preuve d’ouverture, d’écoute et de tact.
24. J’apprécie le positif chez les autres.
25. Je n’attends pas. Le moment ne sera jamais parfait.
Et vous, quels sont les phrases qui
vous guident et vous inspirent?
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L’envers des réseaux sociaux

Par Katrine Delorme

Il semble y avoir une tendance actuellement à condamner les réseaux sociaux. À leur en vouloir. À les accuser. Parce qu’ils nous montrent du beau. Du trop beau. Parce qu’ils nous amènent à vouloir exposer les meilleurs moments de notre vie. Parce qu’ils nous mettent de la pression. Parce qu’ils nous incitent à nous comparer aux autres.

Toutefois, lorsqu’on s’arrête pour y réfléchir, est-ce vraiment la faute d’Instagram?

Devrions-nous plutôt nous regarder nous-mêmes? Nous demander pourquoi nous nous mettons cette pression? Pourquoi nous nous comparons à des inconnus? Est-ce trop difficile à assumer , qu’au fond, ce mal être parfois ressenti « à cause » des réseaux sociaux vient de nous?

Nous n’avons pas le contrôle sur ce que les gens publient, certes. Nous avons toutefois le choix de décider ce que nous souhaitons voir sur nos réseaux sociaux et par le fait même sur les gens que nous « suivons ». S’il y a des comptes qui nous font sentir mal, nous avons la possibilité de ne plus les suivre au quotidien. Parce que c’est notre « feed » dans notre téléphone.

Nous avons surtout la responsabilité envers nous-mêmes de nous questionner afin de comprendre pourquoi nous réagissons de cette manière face à « x » type de photos. Cela nous renvoie probablement à nos insécurités, à nos insatisfactions face à nous-mêmes. Alors à nous de travailler sur celles-ci, de façon saine, équilibrée et en nous donnant du temps. C’est un travail à long terme qui nous aidera certainement à nous sentir mieux dans notre peau.

Dédramatisons le fait que nous aimons publier de belles photos. Peut-être prenons-nous cela trop au sérieux? Parce qu’au fond, qu’y a-t-il de mal là-dedans? Avant, nous ne mettions pas de « pas belles photos » dans nos albums pour les regarder en famille plus tard. Alors, pourquoi aujourd’hui cette tendance à s’irriter du fait que des personnalités publiques ou des influenceurs publient « seulement » de belles photos sur leur compte Instagram? N’est-ce pas cela l’utilité de ce média, de s’inspirer? Laissons donc place à l’inspiration et mettons de côté la comparaison, car derrière chaque belle photo se cache un panier de linge sale. Eh oui.

Ceci a été écrit avec le plus de douceur possible afin de nous rappeler que notre valeur se situe bien au-delà des « likes » et du nombre de followers de notre insta.

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Le lâcher-prise – Ce que la maternité m’a appris

S’il y a bien une chose que j’ai apprise à maitriser davantage depuis que je suis maman, c’est le lâcher-prise. Je suis quelqu’un qui aime être organisée, prévoir à l’avance les tâches que je dois accomplir, me faire des listes et garder ma maison propre en tout temps. Vous comprendrez qu’avec un petit bébé dont les besoins changent et évoluent de jour en jour, dont l’horaire et l’humeur ne sont jamais identiques d’une journée à l’autre, avec tout le monde qui a toujours son commentaire à dire sur notre façon de faire les choses, je me suis vite rendu compte que si j’essayais de tout contrôler, je deviendrais folle.

Il y a des jours où je suis super efficace, où j’arrive à passer au travers mes to-do list et quand c’est le cas, tant mieux. Mais il y a d’autres jours (la majorité du temps) où ce n’est pas comme ça et c’est bien correct aussi. On y va au rythme de bébé. Après tout, je suis en congé de maternité alors si je n’en profite pas maintenant, je ne le ferai jamais. J’ai aussi appris à lâcher-prise au niveau de l’évolution de mon fils. Se comparer avec les autres mamans, comparer notre enfant avec ceux de nos amies, ça fait juste créer des angoisses inutiles. Les groupes de mamans sur Facebook sont bien bons pour ça; ils sont pour moi un couteau à double tranchant. Chaque corps est différent, chaque bébé est différent et c’est ben correct comme ça.

J’ai aussi appris que le lâcher-prise n’est pas un synonyme d’abandon, bien au contraire. L’introduction des aliments n’est vraiment pas chose facile ces temps-ci. Je n’abandonne pas; j’essaie différentes choses chaque jour. Mais, je cesse de m’en faire inutilement, je cesse d’angoisser et de remettre en question mes capacités. Mon fils ne se laissera pas mourir de faim. On y met de l’effort chaque jour, sans forcer et quand il sera prêt, ça fonctionnera.

Je suis quelqu’un qui a beaucoup de difficulté à s’arrêter et à vivre pleinement le moment présent. Ça toujours été comme ça, je pense. Je suis nostalgique du passé et j’appréhende et prépare toujours ce qui s’en vient. Quand je suis en train de faire quelque chose, je suis souvent en train de penser à ce que je vais faire ensuite. Devenir maman m’a appris à apprécier davantage chaque seconde, chaque petite chose et d’en être consciente. Ça passe déjà assez vite comme ça, je suis mieux de savourer pleinement chaque instant, la tête vide. Mon bébé est mon meilleur guide. Il vit dans le moment présent, il passe d’une émotion à l’autre en fonction de ce qui l’entoure. Quand il pleure, c’est pour un besoin imminent, pas parce qu’il va avoir faim dans une heure ou parce qu’il appréhende une quelconque situation future.

Je travaille donc à ne pas penser aux tâches qui m’attendent ou à mon retour au travail, par exemple. Je mets beaucoup plus souvent de côté mon cellulaire. Et surtout, j’écris. L’écriture a toujours eu un pouvoir libérateur pour moi et je l’avais pourtant mise de côté. Je me suis rendue compte que pour arriver à mémoriser chaque chose, je les tournais sans cesse dans mon esprit. Je fais des listes, pour pouvoir me vider la tête. J’ai renoué avec mon agenda papier. Je mets sur papier mes angoisses, questionnements, découragements et je mets de l’ordre dans tout ça. C’est drôle mais les choses me paraissent toujours beaucoup moins graves une fois écrites et sorties de ma tête. Ça me permets de faire de la place pour le présent et le positif. Et pour terminer, j’essaie de prendre un petit moment pour moi chaque soir, quand mon fils est endormi. Parfois, je suis trop fatiguée et c’est mon lit qui gagne mais le plus souvent possible, j’essaie de prendre ne serait-ce qu’un petit 10 minutes pour lire un bon livre, faire quelques respirations profondes et/ou pour écrire dans mon petit cahier de gratitudes.

Dites-moi, maîtrisez-vous l’art du lâcher prise?
Quels sont vos trucs pour y arriver?
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Ne m’en veut pas maman

Par Estelle Berrouard

Il y de ça déjà quelques années, j’ai quitté le nid familial pour voler de mes propres ailes mais il n’y a pas un seul jour où je ne parle pas à ma mère. Nous avons toujours été en bon terme et elle a toujours été là dans les bons et les moins bons moments. Ma petite maman. Ma petite soie. J’ai 22 ans et Maman m’annonce un cancer du sein stade 1.

Je me rappellerai toute ma vie le « blackout » que j’ai eue en l’apprenant. Ma mère a un cancer du sein. Ce mot qui me fait serrer des dents; CANCER. Ma mère dans la quarantaine, en santé. Tant de questions, de rage et d’incompréhension. Pourquoi? Elle a subit une ablation partielle du sein. Une belle guérison. Une TROP belle guérison qui cachait le mauvais qui allait ressortir suite à d’autres tests. Second « blackout ».

J’ai 22 ans et malgré l’opération, ma mère a toujours un cancer.

Ne m’en veut pas maman d’attendre de raccrocher pour ensuite fondre en larmes après avoir prit de tes nouvelles ou de pleurer sans être capable d’arrêter en retournant chez moi. Je sais que tu n’as pas besoin de ça mais moi, si. Je n’ai aucun pouvoir sur ce qui t’arrive et c’est ce qui me fait mal, ce qui me donne envie de crier.  Et tu sais pourquoi? Parce que ma mère a toujours été forte et fière et elle l’est toujours. Pour moi, ma mère est le parfait exemple de l’amour pur, de la justesse et du laisser-aller. Le coeur de ma mère a des ailes qui lui permettent d’aller où elle veut et il est immense. Si tu savais maman la fierté que j’ai lorsque je te regarde, toi, ma mère. J’ai vu mon père essayer de garder la tête hors de l’eau. Un homme incroyable. Cacher sous son allure de clown, il nagera jusqu’au bout du monde pour elle. Je le sais. Il le fait depuis toujours pour nous tous. J’ai 22 ans et j’espère le meilleur pour ma mère.

Cette épreuve en cours m’en apprend beaucoup. Les gens qui se soucient réellement de toi et ceux qui dise te comprendre. Ta mauvaise journée qui ne l’est pas totalement finalement et ton rhume qui s’endure. Suffit de prendre le temps pour réaliser tout ça. Le temps ne nous est pas donné mais emprunté. Le temps est une denrée rare qui mérite d’être savouré à chaque moment où nous pouvons respirer à pleins poumons. Je ne suis pas seule dans tout ça mais personne ne l’est. Je m’autorise à vivre cette épreuve jusqu’au plus profond de mon être car J’AI LE DROIT.

Vous avez le droit de pleurer, de crier, de rire, de hurler ou de simplement apprécier le silence car chaque personne le vivra différemment et ne venez pas me dire que vous comprenez. J’ai 22 ans et ma vision de la vie a beaucoup changée.

Ma mère surmontera tout ça et moi aussi. Que la maladie vous touche de près ou de loin, vous n’êtes pas seul. Un parent, un proche ou un ami, il y aura toujours quelqu’un pour vous écouter ou quelqu’un pour vous accompagner dans cette aventure. J’ai 22 ans et j’espère que mon article vous aura fait un peu de bien.

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Aimer

Par Katrine Delorme

Aimer c’est quoi? C’est pas pareil pour personne. Des fois c’est laid. D’autres fois c’est beau. Mais la plupart du temps, c’est …

Se sentir en confiance

Être vulnérable

Traverser les épreuves à deux

Vivre les joies ensemble

Avoir un peu moins peur quand la peur décide qu’elle prend le dessus

Se réchauffer les pieds contre l’autre

Avoir envie de faire plaisir sans rien attendre en retour

Se réchauffer les mains sur une tasse de thé bien chaude, mais dans le cœur

Vouloir créer des souvenirs ensemble

Rêver d’avenir à deux, de l’avenir qu’on veut

Se permettre d’être totalement soi-même

S’ennuyer ensemble pis aimer ça

Un sentiment qui peut faire tellement mal en dedans pis chatouiller doucement à d’autres moments

Être en désaccord pis continuer de s’aimer pareil

Se chicaner en sachant qu’on a pas envie d’être ailleurs

Laisser-aller. Des fois une personne. La personne. D’autres fois des situations, parce que c’était pas si important que ça dans le fond

Préparer le café avec juste la bonne quantité de lait dedans

Vouloir faire jouir

Écouter les confidences

Flatter les cheveux. Faire des nœuds dedans pis trouver ça drôle

Aimer, c’est tellement d’affaires en même temps, pis c’est ça qui fait que c’est beau.

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La beauté des réseaux sociaux

Par Katrine Delorme

Les réseaux sociaux, on les maltraite beaucoup. On les insulte. On se dit qu’il faut réduire notre utilisation, qu’il faut se déconnecter. Mais pourtant, on les garde toujours près de nous. Jamais bien loin. Ils nous suivent partout.

Et c’est vrai, des fois, il y a du laid sur les réseaux sociaux. Du très laid. Les influenceurs et les vedettes le dénonce de plus en plus et c’est ce qu’il faut. Il faut jamais arrêter de dénoncer. Même Martin Matte en parle dans on dernier show. Des menaces de morts qu’il a reçues. Des mots immondes. Des atrocités qu’aucun humain ne devrait entendre. Même les humains moins gentils.

Sauf que, des fois, il y a tellement de beau. Le regroupement de personnes qui ne se connaissent pas, mais qui partagent des intérêts communs, qui like, qui commentent des choses qu’elles aiment. Qui s’inspirent des mêmes affaires. Qui se réconfortent parce qu’elles ont vécu des choses similaires, des évènements qui se ressemblent tout en étant tellement différents.

Les réseaux sociaux la plupart du temps c’est beau. Du moins pour moi.

D’un point de vue plus personnel, j’ai récemment publié un article sur mon accouchement qui a été difficile. J’ai reçu une dizaine de messages de femmes qui ont elles aussi eu peur lors de ce moment qu’on qualifie du « plus beau de la vie », de femmes qui souhaitaient m’encourager à demeurer positive, me dire qu’elles ont été touchées par mon écriture. J’ai rencontré virtuellement des mères qui normalisent mes sentiments, mes inquiétudes qui m’écoutent chaque jour. Des amies à qui je me confie. Une éditrice à qui je confierais mes secrets les plus secrets sans aucune gêne.

Et ça m’épate. Ça m’émerveille.

C’est grâce aux réseaux sociaux que vous lisez ces lignes, que vous suivez ce blogue et tous les autres qui cachent derrière leur nom des collaboratrices qui prennent le temps de vous parler. À nous de créer du beau et de se le partager dans le respect et l’empathie.

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Mes astuces pour prévenir et traiter l’eczéma

Je fais de l’eczéma depuis que je suis toute petite. Principalement sur les bras, les poignets et les doigts. L’hiver, ce sont vraiment mes mains qui en souffrent. Cette année encore, le mois de janvier aura eu le dessus sur ma peau. Heureusement, au fil du temps, j’ai développé quelques astuces pour reprendre rapidement le contrôle et/ou prévenir les crises le plus possible. Évidemment, je ne suis pas une experte et plusieurs autres aspects comme le stress, les allergies et l’hérédité peuvent entrer en jeu mais j’ai décidé de vous partager les petits trucs qui fonctionnent le mieux pour moi, en espérant que ça puisse vous aider un peu!

Pour prévenir

Utiliser des produits ménagers et savons naturels

Ça, c’est vraiment ce qui a fait la plus grosse différence. Je me suis rendu compte que les savons et produits chimiques, c’était ce qu’il y avait de pire pour ma peau. Il y a quelques années déjà, je me suis mise à remplacer l’ensemble de mes produits ménagers pour des versions naturelles (j’adore la marque Attitude) et j’ai immédiatement éliminé les démangeaisons. Évidemment, j’ai fait la même chose pour le savon à vaisselle (la pire affaire!), le savon pour les mains, le détergeant à lessive (surtout pour ceux et celles qui en font un peu partout sur le corps) et le savon pour la douche. Ce sont des produits qui sont constamment en contact avec notre peau alors ce n’est pas surprenant que ça fasse une aussi grande différence d’utiliser des versions plus naturelles, avec des ingrédients qui ne provoqueront pas de réactions cutanées. Si j’ai à manipuler des produits chimiques, je m’assure de mettre des gants, chose que j’ai souvent négligé. J’ai une amie qui avait beaucoup d’eczéma dans le visage et dans le fond de la tête et la solution a été de changer son shampoing et ses produits pour le visage. Selon moi, c’est vraiment la première étape à faire car les résultats peuvent être surprenants.

Bien se couvrir à l’extérieur

Qui a comme moi l’habitude de sortir sans gants ni mitaines pour aller faire des commissions l’hiver? Ça donne des mains sèches, de la peau gercée et l’eczéma réapparait immédiatement. Mettre une tuque l’hiver et se couvrir la tête d’un chapeau ou d’une casquette l’été peut également être une belle initiative pour prévenir la sécheresse de votre cuir chevelu. C’est super simple et pourtant on ne le fait pas toujours. Dans un même ordre d’idée, essayez de porter des vêtements qui permettent à la peau de bien respirer en tout temps.

Pour traiter

Des crèmes, j’en ai essayé des dizaines et des dizaines. Puis, il y a quelques mois, j’ai eu la chance de découvrir la gamme Aveeno® Soin de l’eczéma qui a, à ma propre grande surprise complètement changé la donne. Tous les produits de la gamme sont conçus à base d’avoine colloïdale pour apaiser la peau sèche qui démange et aider à soulager les quatre symptômes d’eczéma –rougeur, démangeaison, sécheresse et irritation – preuves cliniques à l’appui.

J’utilise la crème hydratante au quotidien sur mes mains mais aussi sur l’ensemble de mon corps. Ça hydrate et prévient à merveille la peau sèche. Ensuite, il y a le baume anti-démangeaison que j’aime appeler mon petit produit miracle. Celui-là, je l’applique exclusivement sur les zones d’eczéma. Il est génial. En quelques jours à peine, j’ai vu disparaître un bon 90% de mon eczéma et j’ai enfin cessé de toujours me gratter les doigts jusqu’au sang. À l’application, le baume est super riche mais pénètre rapidement dans la peau et surtout, ne laisse pas de fini gras. Il est doux et naturel et convient également à la peau fragile de bébé. Mon fils a commencé à en faire un peu derrière les oreilles mais en appliquant un peu de baume après le bain, c’est vite disparu.

Finalement, il y a le nettoyant corporel. Si vous avez tendance à faire de l’irritation facilement avec les savons parfumés, c’est ce que ça vous prend! Il est doux et crémeux. Fini le grattage de jambes après la douche (je parle en connaissance de cause). Le seul point négatif selon moi, qui n’en est pas vraiment un, c’est qu’il ne sent pas grand-chose (normal puisqu’il n’est pas parfumé). On dirait que je me sens moins propre quand mon savon ne dégage pas d’odeur mais ça, c’est juste mental et ça ne lui enlève pas son efficacité.

Ces trois petits produits ont vraiment transformé mon hiver. Depuis que je les ai, je n’ai pas une seule fois eu à utiliser ma crème prescrite à la cortisone. Au prix qu’ils sont, je pense que ça vaut vraiment la peine que vous les essayiez.

J’espère que ces quelques astuces vous aideront à venir à bout de l’eczéma ou du moins, à diminuer vos inconforts. N’hésitez pas à me partager vos trucs en commentaires, on en a jamais trop dans des situations comme celles-là!

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J’ai choisi de ne pas allaiter

Ça n’a pas fonctionné? Pourquoi tu ne l’allaites pas? Tu n’as pas assez de lait? Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait poser ces questions. Comme si une femme qui donne le biberon à son nouveau-né le faisait toujours par défaut, parce qu’elle n’en a pas eu le choix.

Je pourrais vous dire que c’est parce que mon fils a eu une naissance et un début de vie très difficile, plusieurs problèmes respiratoires et que de téter au sein lui aurait demandé trop d’effort. Je pourrais vous dire que c’est parce qu’il est demeuré longtemps à l’hôpital, que je ne pouvais pas être à ses côtés à tout moment et qu’il aurait de toute façon fallu qu’on lui donne mon lait au biberon. Je pourrais vous dire que c’est parce que je prends quotidiennement des médicaments qui ne sont pas compatibles avec l’allaitement. Je pourrais vous dire que c’est parce que mon bébé n’espace jamais ses boires de plus de 2 heures. Je pourrais vous dire que c’est parce qu’il a une toute petite courbe de croissance et que c’est plus simple pour moi de connaitre les quantités de lait exactes qu’il boit. Je pourrais vous dire que c’est parce que je fais beaucoup d’anémie malgré les suppléments et que j’aurais eu peur de ne pas lui fournir le fer dont il a besoin. Je pourrais vous dire que c’est parce que j’aime que papa puisse aussi le nourrir. Je pourrais vous dire tout ça et plus encore mais la vérité, c’est qu’avant même d’accoucher, avant que tout ça n’entre en jeu, j’avais choisi de ne pas allaiter.

Pour moi, car je n’en avais pas envie. Parce que je crois que je ne suis juste pas faite pour ça. Parce que je trouve ça beau une femme qui allaite mais que personnellement, ça ne m’attire pas. Parce que j’ai une santé mentale fragile à la base et que je crois fermement que cette décision était la meilleure pour moi. Parce que je n’ai pas basé mon choix sur ce que prône la société mais plutôt en fonction de mes propres besoins. Mais aussi pour lui, pour mon fils, car je pense que l’amour que je lui donne est plus important que le lait que j’aurais pu lui offrir. Parce qu’avoir une maman heureuse est sans doute la meilleure chose pour lui. Parce que nos séances de peau à peau et les moments que nous passons ensemble valent plus que tout l’or du monde et parce que je ne crois pas qu’il soit plus malheureux pour autant.

Si la vie me fait un jour cadeau d’un deuxième enfant, ma décision ne sera peut-être pas la même. Mais une chose est sûre, ce sera ma décision.

Alors à toi, femme enceinte, future maman qui doit faire un choix d’allaiter ou non. Tout ce que j’ai envie de te dire, c’est que peu importe ce que les autres souhaitent ou te suggère, choisi avec ton cœur ce qui est le mieux pour toi. Ne te sens pas coupable. Peu importe ton choix, ce sera la bon.

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Nous sommes responsables de notre bonheur

Par Katrine Delorme

Le bonheur. Il est à la mode ces temps-ci celui-là! Un peu partout, on nous donne des conseils afin de nous aider à devenir plus heureux. Faire du yoga, se déconnecter, bien manger, boire de l’eau, faire de l’exercice, prendre du temps pour nous, tous des petits coups de pouce au bonheur qu’ils disent. Ils ont surement raison, en quelque sorte. Mais ce qui peut vraiment nous rendre plus heureux, c’est nous.

Parce que nous sommes responsables de notre bonheur. J’en parle souvent et je l’applique pas tout le temps dans ma propre vie, mais j’y crois fermement.

Bien que nous n’ayons pas de contrôle sur les évènements extérieurs, nous avons le choix de décider l’impact qu’ils auront sur nous. L’interprétation que nous en faisons et les pensées que nous avons en lien avec ceux-ci auront directement une incidence sur notre perception des situations.

Toutes ces petites phrases que nous nous répétons dans notre tête jour après jour, qui se sont forgées une place dans notre subconscient sans que nous le réalisions, peuvent être aussi belles que dévastatrices. L’important, c’est d’en prendre conscience et de tenter de modifier les pensées négatives que nous entretenons, doucement mais surement.

Ceci dit, les émotions « plates » comme la colère et la tristesse ont le droit d’exister, d’être vécues et ressenties. Il faut simplement les encadrer pour éviter qu’elles prennent toute la place. C’est pas mal plus de job d’être en colère que d’être de bonne humeur il me semble.

C’est sur que tout cela, c’est facile à dire pis pas toujours facile à faire. Ce sont des belles paroles qui peuvent facilement s’envoler en l’air lorsqu’on vit des situations plus difficiles. Toutefois, avec le temps, cela peut faire une réelle différence sur notre perception de nous-mêmes et notre attitude au quotidien.

Quelqu’un m’a dit récemment: « Parfois la vie c’est de la marde, mais quand la marde est passée, la vie c’est ce qu’il y a de plus beau! » Pis il pouvait pas avoir plus raison.

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